Des jeunes en colère sont descendus dans les rues de la commune urbaine de Siguiri ce mardi 17 février 2026. Ils réclament la libération du porte-parole de l’union pour le progrès de Siguiri, Mamadi Sylla et l’arrêt immédiat du travail des excavateurs de l’environnement.

Selon nos informations, l’union des jeunes pour le progrès de Siguiri avait annoncé une manifestation pacifique ce 17 février, pour le respect strict de la lettre conjointe des ministres de l’environnement, des mines et du MATD, interdisant l’exploitation illégale et anarchique des machines poclains. Une décision foulée au sol, à leurs yeux.
Interrogé, M. Camara, citoyen résident au quartier Énergie, condamne l’arrestation de Mamady Sylla, porte-parole de l’union des jeunes pour le progrès de Siguiri.
‘’Moi, je suis très remonté contre l’arrestation des jeunes de l’union des jeunes pour le progrès de Siguiri. D’abord, c’était Moussa Diawara et aujourd’hui, c’est le tour de Mamady Sylla et demain, ça sera le tour de qui? Mais ce que je vais dire au président Mamadi Doumbouya, ceux qui sont derrière l’arrestation de ces jeunes, n’aiment pas Siguiri. Ils veulent que Siguiri déteste le gouvernement et le président Mamadi Doumbouya, parce que c’est tout Siguiri qui soutient ces jeunes. Nous détestons tous la destruction de notre environnement par les machines poclains et nous allons nous battre aux côtés de ces jeunes’’, a- -il averti.
Cet autre citoyen lui qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat, dénonce l’inaction de l’Etat face à la destruction de l’environnement à Siguiri.
‘’C’est très énervant et dangereux que des centaines de machines poclains continuent de détruire l’environnement à Siguiri, au vu et au su de toutes les autorités. Rien ne sert de prendre des lois pour la protection de l’environnement, si elles ne seront pas respectées. Les jeunes patriotes qui se lèvent aussi pour lutter contre cette destruction de l’environnement à la place de l’Etat, sont menacés et arrêtés au lieu d’être accompagnés et félicités. Si la population de Siguiri reste bras croisés pour regarder l’arrestation de ces jeunes sans hausser le ton, c’est fini pour Siguiri’’, a-t-il dénoncé.

Au moment où nous mettons cette dépêche en ligne, la commune urbaine de Siguiri est toujours sous haute tension. Des jeunes continuent de brûler des pneus sur la route.
A rappeler qu’il y a quelques jours, le préfet avait réuni tous les sous-préfets et les présidents des délégations spéciales de Siguiri. Il avait ordonné de faire respecter strictement la lettre conjointe des ministres de l’environnement, des mines et du MATD, interdisant l’exploitation minière illégale et anarchique des machines poclains. Sauf que, jusque-là, aucun acte concret n’est pris, pour arrêter le travail des machines sur le terrain.
Depuis Siguiri, Ibrahima Faraba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
