Depuis quelques jours, les citoyens de Siguiri ont du mal à se procurer de la viande, dans les marchés. Selon nos informations, cette pénurie serait liée au refus des bouchers de vendre. Et pour cause : ils demandent une éventuelle augmentation du prix, chose que les autorités communales et la direction préfectorale du commerce réfutent.
Interrogé sur ce sujet, Souleymane Koïta, président de la délégation spéciale de Siguiri reste ferme sur leur décision.
‘’Il y a de cela 3 toujours, nous avons appris avec regret que certains bouchers ont commencé à augmenter le prix d’un kilogramme de viande. Or, s’il doit y avoir d’augmentation ou de diminution, ça doit être une décision collégiale entre les autorité préfectorale, communale, les bouchers et la chambre du commerce. Mais comme pour eux, ça été une décision unilatérale, je les ai interpellés pour leur dire de surseoir immédiatement à cette augmentation du prix, parce que ça n’a pas obéi aux règles de l’art, surtout que nous sommes à l’approche du mois de ramadan. On ne peut pas accepter qu’on rende dure la vie à nos citoyens.
On a tenu une réunion avec les bouchers y compris les techniciens de la chambre du commerce. Quand ils ont expliqué leur préoccupations, les techniciens de la chambre ont dit qu’on ne peut augmenter le prix à cette période, mais qu’ils vont remonter à Conakry leur préoccupation au service habilité à augmenter ou descendre les prix. Donc, j’ai dit au chef des bouchers d’attendre l’orientation de ce service, d’ici là, ceux qui peuvent vendre un kilogramme de la viande à 50 000 Gnf, le prix initial, n’a qu’à vendre. Celui qui sait qu’il ne peut pas ventre à ce prix, n’a qu’à arrêter de vendre pour le moment, jusqu’à la décision dudit service. Sinon, toute personne qui s’hasarde à vendre au-delà de 50 000 Gnf trouvera la loi devant lui’’, a-t-il averti.
De leur côté, les bouchers eux justifient leur démarche par une flambée des prix au Mali voisin, où ils effectuent leurs achats, mais aussi, et surtout, la montée du FCFA.
Depuis Siguiri, Ibrahima Faraba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
