Le procès de cinq (5) personnes accusées de diffamation, de faux et faux en écriture à l’encontre d’Abdoul Wakil Keita a été ouvert ce lundi 9 février 2026, au tribunal de première instance de Kindia. Ces cinq prévenus, dont trois sages et deux imams, tous du quartier Kénendé, dans la commune urbaine, sont détenus depuis vendredi dernier.
Les prévenus ont comparu devant le TPI suite à une plainte pour diffamation déposée par l’érudit de Kindia, Elhadj Abdoul Wakil Keïta. L’affaire remonte au 26 décembre 2025. À la barre, les cinq prévenus ont reconnu les faits et plaidé pardon auprès de la justice.
Pour le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kindia, Mamadou Bhoye Diallo, la force doit rester à la loi, quelle que soit la personne concernée.

‘’Ces citoyens du quartier Kénendé se sont réunis et, malgré le fait que ce monsieur leur ait offert une mosquée, ils se sont permis de rédiger un document lui attribuant des propos qu’il n’a jamais tenus. C’est ce qui a motivé la plainte pour diffamation. Nous avons estimé qu’il s’agissait de faux, constituant un document falsifié. Aujourd’hui, le procès a eu lieu, tout le monde a compris et les prévenus ont demandé pardon’’, a déclaré le procureur.
Cette histoire tire sa genèse dans la construction d’une mosquée offerte par Elhadj Wakil Keïta à la population de Kénendé, dans laquelle, certains citoyens auraient souhaité un nouveau imam à la tête de cette nouvelle mosquée.
‘’Un document a été rédigé sous prétexte que Wakil Keïta aurait conditionné la réalisation de routes ou de goudron au limogeage du premier imam. Des propos qui ne sont pas les siens lui ont été attribués. Vingt-trois imams se sont réunis pour rédiger ce document. Ce qui est grave, car ils ont voulu ternir son image, son honneur et sa dignité. Pourtant, c’est un érudit connu pour ses œuvres sociales partout où il est passé. Que l’on soit religieux ou non, dès lors que l’on profère des allégations mensongères contre un citoyen, celui-ci est en droit de porter plainte’’, a martelé Mamadou Bhoye Diallo.
Pour que la paix et la quiétude sociale règnent dans la ville, le secrétaire préfectoral des Affaires religieuses de Kindia, Elhadj Karamba Diaby, a pris une décision de suspendre certains imams mis en cause dans cette affaire jusqu’à nouvel ordre.
Les imams concernés sont :
Elhadj Naby Moussa Soumah, premier Imam de la mosquée centrale de Kénendé ; Imam Latif Sylla ; Imam Mohamed Doumbouya ; Imam Ibrahima Sory Camara, dit Tènè Baridi.
À noter que, les cinq personnes interpellées dans cette affaire ont été mises en liberté provisoire pour deux semaines. Le président du tribunal a renvoyé l’audience au 18 février 2026, en attendant la comparution du chef de quartier de Kénendé, Fodé Lucio Sylla et de son adjoint Fode Sacko, pour la suite des débats.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
