Un conflit domaniale oppose le secteur djolokô relevant de Dialakoro au Rounda, un des districts de Kantèdougou Banlandou, tous relevant de la sous-préfecture de Dialakoro, préfecture de Mandiana. Un affrontement a eu lieu le jeudi 22 janvier dernier et fait un mort et plusieurs personnes blessées.
Parmi les personnes blessées, 4 sont admises au service des urgences de l’hôpital préfectoral de Siguiri. Interrogé par notre correspondant, Amadou Traoré, président du district de Rounda, a donné sa version des faits.
‘’C’est un bas-fond qui nous sépare de djolokô, une partie nous appartient et l’autre leur appartient. Mais ça fait des années depuis qu’ils étaient venus prêter l’autre face qui est chez nous pour cultiver. Comme cela a duré, ils disent maintenant que tous les deux côtés du bas-fond leur appartient.
On a fait presque 3 ans sur ce lieu litigieux, on ne s’est pas compris. Mais ce qui a provoqué l’affrontement de cette année, c’est le commandant de Dialakoro qui est venu me remettre la convocation contre 4 jeunes de chez nous. Ces convocations là sont venus à-peu-près 4 fois. Mois aussi j’envoyais toutes ces convocations au doyena, les doyens ont répondu que la terre n’appartient pas aux jeunes de kantédou banlandou, que ce sont les vieux qui sont les propriétaires des terres et qui connaissent les limitations des voisins et non ces jeunes convoqués, qu’ils n’ont qu’à leur convoquer eux-mêmes, au lieu de convoquer ces jeunes innocents.
Ceux de djolokô travaillent dans ce bas-fond, mais leur côté, c’est quand nous aussi, on a demandé de travailler notre face, ce qui était prévu le jeudi, que 12 hommes en uniforme et 2 civils sont venus arrêter mon vice-président tard la nuit vers 5h. Malgré ça, le jeudi matin, les jeunes sont partis pour commencer le travail dans ce lieu, jusqu’à 10h aucune personne de djolokô n’était venu dans ce lieu. C’est vers 12h que le sous-préfet est venu.
Quand le sous-préfet est venu chez nous, c’est ainsi que certaines personnes de djolokô ont franchi notre limite pour venir écouter la conversation qui se passe entre le sous-préfet et nos doyens chez nous. C’est ceux à quoi nos jeunes se sont opposés. Et c’est la où l’affrontement a commencé. Il y a eu 4 personnes blessées chez nous’’, a-t-il confié.
De son côté, Sidiki Koulibaly, président du district Alpha Yaya 1, parle d’un mort et 8 personnes blessées de leur côté.
‘’Ce qui s’est passé hier entre kantèdou banlandou et djolokô, un secteur relevant de mon district Alpha Yaya1, le domaine en question se trouve dans le secteur de djolokô, ce sont les champs des citoyens de djolokô qui sont là-bas, le nombre de personnes qui cultivent ce domaine est au nombre de 174 personnes sur un domaine de 100 et quelques hectares. Cela fait plus de 3 générations maintenant, plus de 200 ans que ces gens cultivent ce domaine. Ce sont des plantations, des jardins et champs des citoyens de djolokô qui sont là-bas. Aucun des citoyens de kantèdou banlandou n’a un champ dans ce lieu, les limites entre djolokô et kantèdou banlandou sont clair là-bas. Ce sont des tas de cailloux que nos ancêtres ont mis comme limites qui sont dans la plaine avant d’arriver au bas-fond. C’est dans cette plaine qu’ils ont commencé à faire l’exploitation minière.
Quand ils ont vu qu’il y a de l’or, c’est pourquoi ils veulent prolonger ce domaine dans les champs de djolokô. Quand ils ont commencé à exploiter les champs de djolokô par la force, ceux-ci ont préféré porter plainte contre 4 acteurs clés de cette exploitation à la gendarmerie de Dialakoro. Les gendarmes ont envoyé 4 fois la convocation derrière ces personnes, ils n’ont pas répondu. C’est ainsi la gendarmerie de Dialakoro a renvoyé les plaintes à la gendarmerie de Mandiana. Ceux-ci aussi ont envoyé la convocation derrière ces personnes plusieurs fois, ils n’ont pas répondu’’, a-t-il raconté à son tour.
Depuis Siguiri, Ibrahima Faraba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.

