Accompagné des conseillers communaux, le président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Kindia, Elhadj Django Cissé, a effectué une descente inopinée au grand marché de la ville des agrumes, ce lundi 19 janvier 2025. Cette descente s’inscrit dans le cadre de la libération des emprises publiques occupées par des femmes vendeuses de ce centre névralgique des échanges commerciaux.

Pour le locataire de l’hôtel de la ville, la commune est engagée à mettre un terme définitif à ce dossier pour que l’ordre et la fluidité de la circulation au centre-ville soit rétabli.
‘’L’objectif de ma présence ce matin est de boucler un ancien dossier. À notre installation, nous avons constaté que la circulation au centre-ville de Kindia était totalement bloquée, causant d’énormes souffrances aux citoyens. Dans un premier temps, avec l’appui de la gendarmerie et des services de sécurité, un travail de dégagement a été effectué pour libérer le centre-ville. Mais malgré cela, nous constatons encore que certaines femmes empêchent les vendeurs d’accéder à leurs boutiques’’, a-t-il expliqué.

Pour loin, le président de la délégation spéciale de Kindia, déplore la non prise en compte des besoins dans les espaces de vente, pour les vendeuses, dans la construction du grand marché.
‘’Au final, c’est que les femmes installées sur la voie publique regagnent obligatoirement l’intérieur du marché. Le problème vient du plan de construction du marché, qui a fait défaut. Nos prédécesseurs portent une part de responsabilité, car il fallait d’abord analyser où installer les femmes avant d’engager les travaux. Mais face à cette situation, nous n’avons pas le choix : il faut libérer les emprises’’, a déclaré Elhadj Diango Cissé.
Le PDS de Kindia a instruit aux vendeuses au strict respect de cette mesure qui y va dans l’intérêt de tous.
‘’Je suis venu depuis longtemps les informer pacifiquement. Cette décision va dans l’intérêt général. Aujourd’hui, les boutiques ont été attribuées, et si des femmes s’installent devant les entrées, cela pénalise les commerçants qui paient cher leurs boutiques et peinent à rentabiliser leurs investissements. C’est pourquoi, nous demandons la compréhension et l’accompagnement des femmes, afin qu’elles acceptent de rentrer et que chacun puisse exercer librement ses activités’’, a-t-il exhorté.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.

