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N’Zérékoré : le coordinateur régional du collectif des ONGs de défense des droits humains s’insurge contre le non-respect des droits des détenus

16 janvier 2026
N’Zérékoré : le coordinateur régional du collectif des ONGs de défense des droits humains s’insurge contre le non-respect des droits des détenus

Le décès du colonel Claude Pivi alias Copland alors qu’il purgeait sa peine de perpétuité, infligée à son encontre, dans le procès des évènements tragiques du 28 septembre 2009, continue de susciter des réactions au sein des observateurs de la société civile. À N’Zérékoré, cette situation relance à la fois la désillusion, mais également l’inquiétude du sort des citoyens qui sont en conflit avec la loi dans les lieux de détention de Conakry qu’à l’intérieur du pays.

Interrogé sur ce sujet, ce jeudi 14 janvier 2026, le coordinateur du collectif des ONGs de défense des droits humains à N’Zérékoré, n’a pas mâché ses mots. Il a condamné avec fermeté les conditions dans lesquelles les détenus vivent dans leurs cellules.

‘’C’est dommage. Le détenu n’est pas un esclave, il n’est ni un chosifié ni quelqu’un qui, on peut traiter comme un bon à rien. Les détenus ont des droits, ils ont des obligations’’, a indiqué Emmanuel Fassou Sagno.

Pour lui, la prison est un lieu de passage pour un citoyen ayant commis une infraction à la loi pénale, que ce soit un crime ou un délit, pour qu’il puisse purger ses peines.

‘’On le retire de la société pour qu’il purge ses peines, d’une part, mais d’autre part, pour qu’il puisse être rééduqué, pour qu’il puisse être sensibilisé afin qu’il comprenne que ce qu’il a commis n’est pas une bonne chose et qu’au retour dans la société, il change de comportement’’, a-t-il rappelé.

S’agissant de la commission des infractions par ces citoyens, le défenseur des droits humains a tenté de justifier cela par soit un manque de moyens soit le lieu de vie.

‘’Il y a certains qui ont commis des infractions, ils ont été accusés d’infractions. Et même, ils sont auteurs d’infractions. Mais, quand vous vérifiez les conditions qui les ont amenées à commettre cette infraction, parfois c’est le milieu de vie, parce que ce sont les conditions de vie, parfois, c’est le manque de soutien. Il y a beaucoup de paramètres qui entrent en jeu’’, a soutenu M. Sagno avant de revenir sur non seulement l’état des lieux de détention mais aussi les droits des incarcérés qu’il juge opprimer.

‘’On doit respecter les droits des détenus. Le détenu a droit à la santé. Dès lors qu’un citoyen est en prison, il revient à l’État et à l’État lui-même, une manière ou d’une autre, d’offrir aux détenus la santé. C’est une de ses missions régaliennes. Le détenu doit manger. Il doit avoir accès à la nourriture. Il doit avoir accès à un logement. La maison, les quatre murs où il est détenu, doit être propre, hygiénique. Il doit avoir accès à l’information. Il doit avoir accès à ses parents, à des visites dans sa cellule. Mais malheureusement, dans notre pays, ce que nous vivons est déplorable. Très déplorable. Que ce soit dans les maisons d’arrêt, que ce soit dans nos maisons centrales, un peu plus partout ici en Guinée, nos maisons d’arrêt ne sont pas souvent vivables’’, a déploré Emmanuel Fassou Sagno.

Et mieux, le responsable du collectif des ONGs de défense des droits humains a lancé un cri d’alerte, de désespoir aux autorités guinéennes.

‘’C’est un cri de dépression, de désillusion, aussi c’est pour moi une occasion d’interpeller les pouvoirs publics qui sont chargés de gérer nos maisons de détention et d’arrêt. Les droits des détenus, ça, ce sont des conventions que la Guinée a ratifié et signé. Ce sont les conventions internationales et ses dispositions qui sont prévues tant dans la constitution que dans les lois organiques. Pourquoi donc on n’offre pas les soins nécessaires pour les détenus ?’’, s’est-il interrogé.

Par ailleurs, il a précisé que des efforts sont déployés au niveau de la maison centrale pour limiter le nombre de morts dans les prisons. Pour lui, un seul détenu ne doit pas mourir en prison.

‘’S’il meurt par la faute des agents de l’État, parce qu’il n’a pas eu de soins nécessaires quand il était malade, parce qu’il n’a pas bien mangé, la nourriture qu’on lui a donnée ne l’a pas permis de survivre, on devrait poursuivre ces agents de la garde pénitentiaire qui ont en charge la gestion, l’encadrement, le suivi de tous les détenus’’, a estimé Emmanuel Fassou Sagno.

Pour rappel, Claude de Pivi dont le décès a été annoncé par le Parquet Général près la Cour d’appel de Conakry, avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en juillet 2024 pour crimes contre l’humanité.

Selon le communiqué officiel du Parquet publié le mardi 6 janvier 2026, Claude Pivi souffrait de plusieurs pathologies chroniques, notamment un diabète, une hypertension artérielle et la goutte. Bien que bénéficiant d’un suivi médical régulier à la maison centrale de Coyah où il était incarcéré depuis son arrestation le 19 septembre 2024 après une longue cavale son état s’est brutalement dégradé.

Le Parquet pointe une « non-observance du traitement » qui aurait provoqué, le 4 janvier dernier, une hypoglycémie sévère. Malgré son transfert d’urgence et deux jours de soins intensifs, le condamné a succombé à un coma hypoglycémique ce mardi.

Afin de lever toute zone d’ombre sur cette disparition, le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Coyah a ordonné une autopsie médico-légale. Cette procédure vise à déterminer avec précision les circonstances et les causes exactes du décès.

‘’Le résultat de l’autopsie fera l’objet d’un communiqué par le Parquet Général’’, avait précisé l’institution.

 

 

Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.

(+224) 610 620 980

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