Les organisateurs du Festival des Arts Baga et Danse d’M’ba ont officiellement lancé ce samedi 10 janvier 2026, les préparatifs de la 8e édition, prévue les 5, 6 et 7 février prochains à Kakilensy (Kamsar). Au cœur des échanges : la question cruciale de la reconnaissance culturelle et des droits d’auteur liés au masque Nimba (N’diba), symbole du branding national guinéen.
Interrogé par la presse sur ce que la communauté Baga a concrètement perçu en termes de droits d’auteur depuis que l’État guinéen a érigé le masque N’Demba en emblème de marque pays, l’ancien ministre Jean-René Camara a apporté une réponse empreinte de fierté et de patriotisme. Pour lui, la valeur de cet acte ne se chiffre pas en francs guinéens.
‘’Ce que nous avons gagné quand l’État a décidé d’en faire une marque nationale ? Même si on se limitait là, c’est une valeur incommensurable pour nous’’, a-t-il déclaré.
Face à une Guinée riche de 15 millions d’habitants et d’une multitude de cultures vibrantes, Jean-René Camara souligne que le choix du Nimba est un hommage rendu au génie Baga.
‘’Il y a des communautés qui ont des valeurs très riches portées à l’international. Mais le choix porté sur le masque d’une communauté pour en faire une marque nationale est la plus haute forme de reconnaissance’’, a-t-il souligné.
À la question de savoir si la communauté avait été consultée au préalable, l’ancien ministre a balayé toute polémique, privilégiant l’intérêt supérieur de la nation. Il a rappelé que la communauté Baga, au même titre que les Soussou, Malinké ou Peulh, s’inscrit pleinement dans la citoyenneté guinéenne.
‘’Les gouvernants font ce qui est bon pour notre pays. Ce n’est pas contre nous, nous ne pouvons pas nous y opposer, surtout quand il s’agit de porter une image aussi positive’’, a-t-il précisé, tout en réitérant l’adhésion de la communauté au concept de ‘’Guinéefé’’.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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