Dans un revirement inattendu mais hautement symbolique, Abdoulaye Yéro Baldé, a officialisé, par une lettre datée du 3 janvier 2026, le retrait de son recours en annulation des résultats provisoires du scrutin du 28 décembre dernier. Dans cette missive adressée au président de la Cour suprême, le candidat du FRONDEG justifie sa décision par les multiples obstacles rencontrés dès l’entame de la procédure.
Un parcours d’obstacles juridiques
Le recours, initialement déposé le 2 janvier, visait à contester les chiffres publiés par l’organe en charge des élections. Cependant, Abdoulaye Yéro Baldé dénonce des « circonstances regrettables » ayant entouré cette démarche.
Selon le candidat, ses conseils auraient été purement et simplement empêchés d’accéder au siège de la Cour suprême, en dépit de leur qualité d’auxiliaires de justice. Il a fallu l’intervention déterminante du Bâtonnier de l’Ordre des avocats, pour que le dossier soit finalement réceptionné. Pour M. Baldé, ces difficultés structurelles compromettent d’emblée l’issue du litige.
‘’Les conditions dans lesquelles cette procédure a été engagée ne permettent pas de garantir les exigences fondamentales d’un procès juste et équitable’’, martèle-t-il dans sa correspondance.
Entre responsabilité politique et amertume
Si ce désistement peut être perçu par certains comme une renonciation, Abdoulaye Yéro Baldé s’en défend. Il présente cet arbitrage comme un acte de responsabilité républicaine. Face à un climat social particulièrement volatil, le leader du FRONDEG affirme privilégier la stabilité des institutions et la préservation de l’ordre constitutionnel sur la bataille juridique.
Ci-dessous, ladite correspondance

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