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Kenya : deux enfants guinéens privés de leur père par des « manœuvres judiciaires irrégulières »

27 novembre 2025
Kenya : deux enfants guinéens privés de leur père par des « manœuvres judiciaires irrégulières »

Sekou Amadou Chico Cissoko, citoyen guinéen, se bat actuellement devant les tribunaux de Meru, au Kenya, pour la garde de ses deux enfants mineurs, Prince David et Emmanuel Baraka. Entré en contact avec un journaliste de notre rédaction ce jeudi 27 novembre 2026, ce jeune homme a estimé que « la communauté guinéenne, en Guinée et dans la diaspora, doit être informée d’une injustice grave qui touche l’un de ses fils. »

Le jeune Guinéen fait face à une dure expérience. Entre la justice et la famille de sa femme décédée, il se bat pour obtenir la garde de ses deux enfants. Toutefois, récupérer ces derniers est devenu un véritable fardeau pour lui.

‘’Ce combat n’est pas seulement personnel. Il est devenu un symbole de la lutte contre la corruption, la manipulation judiciaire et la violation des droits parentaux’’, assure-t-il, dans un entretien avec un journaliste de notre rédaction.

Chronologie des faits

Le 16 septembre 2025, M. Cissoko perdit son épouse Mme Doreen Nkatha. Le 19 septembre de la même année, il débarqua à Meru, au Kenya, en provenance de la Gambie, ce petit pays de l’Afrique de l’Ouest. Quatre (4) jours plus tard, il prit part aux funérailles et à l’enterrement de sa regrettée femme.

Amadou Chico Cissoko aux côtés de ses enfants.

Plus tard, c’est-à-dire le 5 octobre 2025, M. Cissoko déposa une demande de tutelle par le frère de la défunte, Peter Kiogora Mucheke, assisté de son avocat, Josphat Ndubi. Sauf qu’il se verra opposer un niet catégorique par la famille, sous prétexte que leur gendre a abandonné ses enfants en 2022, assurant ne pas connaître son lieu de résidence.

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Toutefois, le Guinéen rejeta ces affirmations, les estimant fausses et assurant qu’elles constituent du parjure, un crime reconnu par le droit kenyan.

Preuves irréfutables

A la justice Kenyane, Sekou Amadou Chico Cissoko fournit toutes les preuves « irréfutables » de sa proximité avec sa défunte femme et ses enfants, à travers des communications régulières (appels, messages, visioconférences). Sans oublier les transferts financiers documentés à Doreen et à son frère Peter pour l’entretien de ses enfants. Il évoqua les tentatives répétées de médiation, systématiquement refusées ou sabotées par Peter et son avocat.

Amadou Chico Cissoko aux côtés de ses enfants et des 2 autres filles de son ex-femme et ses amies, ainsi que 300 autres personnes le 25 septembre 2025, au Kenya.

Irrégularités et abus constatés

Selon nos informations, M. Cissoko est totalement exclu en tant que père biologique de ses enfants et traité comme un étranger dans la procédure, alors qu’il est le parent légal.

Il dénonce une manipulation procédurale, accusant le Directeur des Services de l’Enfance qui a été positionné comme défendeur, ce qui est juridiquement absurde. Et pis, ce dernier aurait été vu chuchotant à l’oreille de l’avocat Ndubi pendant une audience. Ce qui dénote de la collusion manifeste.

Dans le rapport que M. Cissoko estime biaisé, ses enfants ont été interrogés en l’absence de leur père et contraints de déclarer qu’ils ne souhaitaient pas vivre avec lui.

Lettre de l’avocat Ndubi (24 novembre 2025)

Dans une lettre officielle adressée à l’avocat de M. Cissoko, l’avocat Ndubi accuse ce dernier d’avoir « insulté » et « exposé sa famille » sur les réseaux sociaux. En réalité, le message de M. Cissoko était une prière publique, une réflexion sur la paternité et la justice.

‘’Cette lettre démontre la volonté de détourner l’attention des irrégularités de la procédure. Le refus systématique de médiation. L’utilisation de l’intimidation judiciaire pour réduire au silence un père en quête de justice’’, fustige-t-il.

La lettre d’intimidation

Conséquences pour les enfants

Face à cette situation, les enfants Cissoko sont totalement privés de leur père par des manœuvres procédurales. L’affaire étant exposée à des conflits d’intérêts et à des manipulations psychologiques, le jeune Guinéen dénonce une violation du droit fondamental de ses enfants à grandir avec leur parent biologique.

Appel à la Nation Guinéenne

Dans la tourmente, le père de Prince David et d’Emmanuel Baraka demande au Gouvernement guinéen d’intervenir diplomatiquement auprès des autorités kenyanes.

‘’Les organisations de défense des droits de l’enfant à dénoncer ces abus. La diaspora guinéenne à se mobiliser, à sensibiliser les médias et à exercer une pression internationale.

Guinéens de Conakry, de Kankan, de Labé, de Nzérékoré, Guinéens de Paris, de New York, de Dakar, de Johannesburg, de Montréal, de Londres : Cette affaire est la vôtre. Ces enfants sont les nôtres. Nous ne pouvons pas rester silencieux pendant que deux garçons guinéens sont arrachés à leur père par des manœuvres injustes’’, a lancé désespérément M. Cissoko.

Pour Sekou Amadou Chico Cissoko, ce combat est celui de la vérité contre le mensonge, de la justice contre la manipulation, de l’amour d’un père contre la cruauté des procédures. Il estime que Prince David et Emmanuel Baraka doivent retrouver leur père.

‘’La Guinée doit se lever, parler d’une seule voix et exiger que justice soit rendue’’, a-t-il exhorté.

En attendant la réaction de la justice Kenyane dans cette affaire, – réaction vivement sollicitée par Lerevelateur224.com, pour une question d’équilibre des faits, – les autorités guinéennes, à travers le département des affaires étrangères, de l’intégration Africaine et des Guinéens établis à l’étranger, sont alertées. Elles doivent prendre leur responsabilité, dans ce dossier, avant qu’il ne soit trop tard.

 

Alpha Madiou BAH.

(+224) 629 882 628

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