La Coordination régionale des associations islamiques de Kankan a animé, ce vendredi 21 novembre 2025, un point de presse à la Maison régionale de la presse. Cette rencontre visait à réagir face à une récente publication du blogueur guinéen Oumar Traoré, connu sous le nom de Tato de Porto, qui aurait tenu des propos jugés dénigrants à l’égard des écoles coraniques (madrasas) en Guinée.

Dans l’une de ses vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, le blogueur aurait mis en doute l’utilité des écoles coraniques, les qualifiant de peu pertinentes pour le développement du pays. Des propos qui ont suscité de vives réactions dans les milieux religieux. Face à la presse, El-hadj Djiba Sidibé, coordinateur régional des associations islamiques a expliqué les motivations de cette sortie médiatique.
‘’Nous avons convoqué ce point de presse pour donner des explications suite aux propos tenus récemment par Oumar Traoré, alias Tato de Porto, à l’encontre des institutions islamiques. Il est de notre devoir de nous adresser aux musulmans de Guinée et d’ailleurs, afin de clarifier notre position. Nous nous devions de clarifier notre position”, explique-t-il.

Selon lui, l’objectif n’était pas uniquement de dénoncer, mais aussi d’apporter des précisions tout en rappelant également la sensibilité du contexte actuel.
‘’Peut-être que Tato de Porto n’a pas bien compris le rôle que jouent les institutions islamiques en Guinée, notamment dans l’apaisement social et l’éducation. Nous avons donc expliqué cela en langue malinké, pour que le message soit bien compris. Nous sommes en période électorale. Nous avons besoin de paix. Chacun doit éviter des propos susceptibles de heurter une communauté, surtout religieuse’’, a-t-il affirmé.
Interrogés sur la possibilité d’un recours judiciaire si le blogueur ne présentait pas d’excuses, les responsables religieux ont tempéré.
‘’Nous espérons ne pas en arriver là. Il peut se rendre chez l’imam le plus proche, présenter ses excuses et faire une vidéo pour clarifier ses propos. Si cela est fait, l’affaire est close. Dans le cas contraire, nous pourrions saisir la justice, mais ce serait vraiment en dernier recours’’, a laissé en le coordinateur régional des associations islamiques.
Entre appel au dialogue et menace de recours judiciaire, la balle est désormais dans le camp du blogueur. Son prochain geste pourrait sceller l’apaisement ou rallumer la controverse.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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