Les autorités de la transition, ont procédé mardi 11 novembre, au port de Moribaya, dans la préfecture de Forécariah, au lancement officiel de la phase d’exploitation des mines de fer de Simandou.
Régissant sur cette actualité dans un entretien téléphonique qu’il a accordé à notre rédaction ce mercredi 12 novembre 2025, le président de l’Union Démocratique pourrait le Renouveau et le Progrès, déclare que le projet en soit n’est pas mauvais. Mais, Dr. Édouard Zoutomou s’interroge sur le contenu de ce projet qui reste pour le moment, un mystère pour le peuple de Guinée.
‘’Je pense qu’un projet de cette dimension doit se gérer de façon très rigoureuse, aussi bien au plan de la conception qu’au plan de la gestion. Déjà, vous avez dû apprendre qu’aucune donnée technique de ce projet n’avait filtré. On ne connaît pas jusqu’à date les dessous techniques de l’étude de faisabilité. Quand les gens ont demandé les détails, on nous a dit que le document qui accompagne le projet, est si volumineux que quand on mettait les pages bout à bout, elles occuperaient près de 14 kilomètres.
De toutes les façons, c’est des gens qui l’ont écrit et c’est des gens qui peuvent décortiquer. Il suffit de laisser ça à la portée des spécialistes. On n’a pas besoin de lire tout un document pour savoir de quoi il s’agit en réalité, surtout des documents techniques. Nous pensons que le projet en lui-même, il est bon. Dans la mesure où le gisement est là, les données géologiques sont là, mais ce qui concerne le contenu juridique, c’est ce qui pose problème’’, a-t-il estimé.
Alors que les promoteurs du projet Simandou s’extasient fièrement que l’État à 15% de participation dans Simandou, le vice-président de l’ANAD estime que la part de la Guinée dans ce projet est dérisoire.
‘’Nous sommes propriétaires terriens, le gisement nous appartient. Alors, quand on vient vous lancer à la face que vous avez 15% et les gens trouvent une raison de jubiler sur 15%, moi, je leur dis carrément, faites un retour en arrière. Au moment où Fria était en train de mettre en place, Fria était à 100% à Péchenay (groupe français). À cette époque-là, comme nous étions aussi propriétaires terriens, le gouvernement avait 10% de participation. Cela s’est fait tout simplement, parce que ceux qui faisaient le projet n’avaient pas encore compris au départ.
Ensuite, il y a eu des arrangements, il y a eu un avenant. Je parle de Fria, parce que c’est la comparaison. Quand il y a eu un avenant juridique, les 10% ont été transformés à 49% jusqu’à ce que Fria soit repris par Russal. En ce qui concerne le projet Simandou, 15%, c’est minable. Il semblerait d’ailleurs que le plafond, c’est 15%. J’apprenais à un moment donné qu’on disait que c’était le maximum qu’on pouvait avoir. Si c’est ça la réalité, c’est aberrant. Nous disons un projet de la dimension Simandou. D’abord, il aurait dû diffuser le contenu selon les exigences l’ITIE, (l’initiative pour l’industrie extractive). Il aurait dû être porté à la connaissance du peuple, de tout le monde. Pour qu’on sache ce qu’il y a là-dedans. Mais en le gardant, c’est comme si on cachait quelque chose’’, a-t-il martélé.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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