Recalé par la Cour suprême, pour « manque de fiche d’identité » dans ses documents déposés auprès de la plus haute juridiction du pays, Dr. Ousmane Kaba ne compte pas se laisser faire. Un collectif d’avocats constitués pour le défendre, a pris la parole ce lundi 10 novembre 2025, et annoncé le dépôt d’un recours ce jour.
C’est l’avocat Me. Paul Yomba Kourouma qui a pris la parole au nom du collectif qui défend Dr. Ousmane Kaba. Le leader du PADES dont la candidature à la présidentielle du 28 décembre prochain a été recalée par la Cour suprême, pour manque de fiche d’identité, selon Me. Kourouma, ne mérite aucunement la situation qu’il endure depuis plus de 24h maintenant.
‘’Le collectif que vous voyez agit au nom et pour le compte du Parti PADES avec à sa tête, Dr. Ousmane Kaba, qui n’est plus à présenter au peuple de Guinée, au travers des œuvres qu’il a accomplies, des actions sur le terrain qui forcent l’admiration, qui a une doctrine, une philosophie, celle de voir prospérer ce pays. Pour faire asseoir tous ses talents, ses aptitudes, ses habiletés et tout son génie créateur, il a opté pour le fauteuil présidentiel, qui lui sied d’ailleurs, et pour lequel, il est en train de se battre.
Ce qui nous réunit aujourd’hui, est une affaire très banale, qui n’en vaut pas le coup, parce qu’il ne s’agit que d’identification. Dr. n’a pas à être identifié dans ce pays, il s’identifie lui-même par ses œuvres. La Direction générale des élections a exigé des pièces qui n’en valent pas le coup, parce qu’elles se ressemblent tant que ça devient de l’amalgame, un cumul de pièces qui veulent, en elles-mêmes, dire la même chose.
Il nous est peut-être reproché de ne pas être identifiés. Celle-ci n’a pas cours, parce que toutes les pièces demandées, à savoir l’extrait de naissance qui comporte déjà toute une filiation les pères et mères, les lieux de naissance et autres défilés, la fiche contenant les informations devant mentionner emploi et fonction, sont des éléments d’identification. Il y a assez de choses qui permettent au docteur lui-même, qui permettent à la Cour, qui permettent à n’importe quel voyant, à n’importe quel arbitre, d’identifier l’homme. Se fondant donc sur les dispositions de l’article 129 du Code électoral, la Cour suprême, par l’arrêt n°1 en date du 8 novembre 2025, a provisoirement invalidé cette candidature du docteur Ousmane Kaba, au motif qu’il ne se serait pas, à ses yeux, grandement identifié’’, a-t-il déclaré.
Toutefois, les dispositions de l’article 240 du Code de procédure civile, économique et administrative, confèrent à tout candidat, le droit de régulariser sa situation lorsque, aux yeux des arbitres, celle-ci n’est pas complète, avant même que l’arrêt définitif ne soit rendu.
‘’Retenons pour mémoire que la décision qui est rendue n’est qu’en premier ressort. Si le recours a été permis, c’est que l’acte rectificatif peut encore entrer en jeu, c’est que tout est permis et que l’on ne peut pas abîmer le candidat à ce stade de la procédure, à ce stade de la compétition, parce qu’il a déjà armé son armée, il a le casque du salut, il a l’épée de l’esprit, il a la cuirasse de la justice, ce monsieur. Et je crois que la Cour accédera au recours qu’il vient d’exercer et qu’il déposera tout à l’heure. La Cour siégera et, en ce bon ressort, nous savons qu’avec la nouvelle visibilité qu’elle aura, avec l’esprit de justice qui triomphera, avec l’impartialité, la rigueur et la vigueur intellectuelle qui gouverneront la Cour suprême, la situation sera rétablie. La peur, si elle en est une, n’en vaut pas la peine, en réalité, parce que la contestation, elle, est banale. La contention qu’on nous oppose maintenant, qu’on nous oblige à affronter, n’en vaut pas le coup’’, a estimé Me. Paul Yomba Kourouma.
Mise en garde…
‘’L’homme mis en cause, l’homme dont la tentation consiste à l’écarter maintenant, l’homme qui frise l’écartement, l’exclusion, est quelqu’un, comme nous l’avons rappelé, de très connu, de très aimé. Sa popularité, on n’en parle plus ; ses services rendus à son État, à sa Nation, on n’en parle pas. La nouvelle vision qu’il a pour ce peuple, pour son avenir, pour sa prospérité, pour son émergence, c’est à tous les plans. Parce que nous avons affaire à un technicien, à un technocrate, à un grand économiste, je crois qu’il élèvera l’indice de développement humain de notre pays et aidera bien à utiliser nos ressources, telles qu’elles seront d’ailleurs inaugurées peut-être demain, à bon escient. Donc, c’est-à-dire que nous venons de boucler son travail en ce qui concerne son recours. Les textes ont été examinés avec le collectif que vous voyez, qui m’a fait confiance. C’est avec appréhension, d’ailleurs, que j’ai accepté de prendre la parole au milieu des professeurs, au milieu de tous ces tenanciers du Temple de Ténis, qui viennent au secours du PADES, au secours du grand leader charismatique. Il veut donc que justice soit faite, il veut briser ce premier verrou, il veut affronter la réalité sur le terrain, il veut saluer les populations de son pays qui l’aiment et qui l’attendent, qui sont frustrées, qui sont vraiment touchées par cette décision, par cet arrêt. Il veut les saluer. Il a satisfait à toutes les conditionnalités, mais on a dit qu’on ne le connaît pas au maximum, qu’il fallait encore qu’il se présente, et voilà le problème. Tous les documents l’identifient, et la loi lui permet de régulariser la situation si, éventuellement, c’est elle qui faisait défaut. Et il a satisfait à tout. Qu’on lui permette désormais de se présenter physiquement, parce que si la Cour ne le connaît pas, les populations le connaissent, les autorités le connaissent, ses adversaires le connaissent. Ils savent sa force de frappe et sa vitesse de croisière en matière de communication et de politique.
Nous ne sommes pas en train de faire des préjugés sur la situation. Il s’agit d’une situation juridique qui est posée, le dossier est analysé dans ce sens. En tout cas, tous les moyens sont possibles quand on est en combat politique, d’accord, mais nous ne sommes pas en train de suspecter la Cour. Elle a estimé qu’il y avait quelques failles qui, à ses yeux, devaient valoir l’invalidation de la recevabilité de sa candidature. Nous avons apporté des éléments en rapport avec la loi, avec les dispositions légales, parce que la Cour suprême, c’est l’instance suprême, c’est elle qui statue. Après, on n’a plus recours qu’à Dieu. Elle est fière de la loi, elle vit pour la loi, dans la loi, elle émerge pour l’application de la loi et des règles de procédure. Elle ne saura usurper cette disposition de la loi que nous avons évoquée tout à l’heure : la régularisation. Elle est possible, elle est faisable, elle est pérenne, elle est ordonnée par la loi, et ils sont tous soumis à la loi, assujettis à la loi, et ils n’ont pour bouclier que la loi, ils n’ont pour sacerdoce que l’accomplissement de ce devoir en rapport avec la loi, la législation, avec tous les textes. Le docteur Ousmane Kaba doit s’attendre à de l’adversité ; d’ailleurs, c’est ce qui gouverne, c’est ce qui donne un goût à ce combat. Ils doivent s’y attendre, mais ce n’est pas au premier degré, à ce stade, qu’il faut l’éliminer. Donc, c’étaient des rectificatifs juste à faire, et la Cour n’attend plus que ça, et la Cour lui permet de recourir, de contester, et elle a exercé la contestation. Ce sont des mortels qui nous jugent, ce sont des hommes qui se trompent, qui peuvent se tromper. Nous avons rectifié, nous avons aidé à déboucher sur sa vision et, en nous référant aux textes de loi, nous avons régularisé. C’est-à-dire que nous avons fait la même chose plusieurs fois : nous nous sommes présentés, nous avons présenté tous les actes d’identification, les extraits de naissance, l’emploi, la fonction. Les documents déposés se ressemblent tellement pour tous que désormais la Direction générale des élections doit faire très attention et savoir lire entre les lignes pour éviter l’amalgame’’, a asséné Me. Kourouma.
Madiou BAH.
