Comme lancé par le Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS) dans les autres institutions d’enseignement supérieur du pays, l’Université de Kindia est aussi rentrée dans la danse ce lundi 3 novembre 2025, en observant le mot d’ordre de grève dans son institution. Une grève générale qui paralyse depuis plusieurs jours, les activités académiques au sein des institutions publiques d’enseignement supérieur.

Du bloc A (New-York) qui abrite les facultés des sciences sociales et de langue et lettre à celui du bloc B (Cossovo) composé des facultés des sciences économiques et de gestion et des sciences, les salles, les amphithéâtres sont restés vides. Les cours suspendus et les étudiants dans l’attente d’une issue favorable à la grève déclenchée entre le syndicat et les autorités compétentes.
Du côté des enseignants-chercheurs, et chercheurs, ils exigent de meilleures conditions de travail, le respect de leurs droits et une revalorisation de leur statut.

Cette grève nationale, selon plusieurs observateurs, traduit un profond malaise au sein du système universitaire guinéen et appelle à un dialogue franc entre les parties prenantes afin d’éviter que l’année académique ne soit compromise.

Il est urgent de résoudre cette crise, car sur le terrain, les étudiants notamment ceux de la licence 1 se montrent motivés, engagés et dynamiques à commencer les cours pour leur nouvelle vie. Ceux de licence 2 persistent, malgré les incertitudes, tandis que les étudiants de licence 3 aspirent ardemment à valider leur dernière année pour intégrer le monde professionnel.
A rappeler que, si rien n’est fait et que cette grève se prolonge, le pays risquerait de s’aventurer davantage dans une crise éducative et sociale précédente.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
