Présidant la cérémonie de prise de fonction des hauts cadres récemment nommés au ministère de la Jeunesse, le secrétaire général adjoint du secrétariat général du gouvernement, a livré des changements majeurs opérés dans la nouvelle Constitution.
Pour Dr. Fayimba Mara, si la Guinée a été longtemps gouvernée par le régime présidentiel où les tous les pouvoirs étaient concentrés dans les mains d’un seul homme, avec l’adoption de la nouvelle constitution, cette réalité n’est qu’un lointain souvenir.
‘’Nous sortons, il n’y a pas longtemps du référendum. Avec l’adoption de cette nouvelle Constitution, je vais vous livrer l’esprit du changement à porter. Vous savez, de 1958 en 2025, ça fait 67 ans. Depuis 67 ans, la République de Guinée a connu ce qu’on appelle le régime présidentiel. Et donc, avec cette nouvelle Constitution, naturellement, la donne change’’, a-t-il indiqué, avant de revenir sur les caractéristiques d’un régime présidentiel.
‘’Vous savez, dans le régime présidentiel, le président de la République, il est l’institution moteur du développement. Il est dans l’arène, il est à tous les niveaux, et quand ça ne marche pas, quand il y a des crises, on ne s’en prend qu’à lui. C’est ça, c’est la caractéristique du régime politique, quand c’est le présidentialisme’’, a-t-il rappelé.
À l’en croire, depuis l’adoption de la nouvelle constitution, la Guinée a amorcé le régime semi-parlementaire où le président de la République délègue certaines de ses prérogatives à son premier ministre.
‘’Avec cette nouvelle Constitution, nous changeons de République. Nous sommes rentrés dans la 5ème République. En même temps, nous changeons le régime politique. Aujourd’hui, nous amorçons ce qu’on appelle le régime semi-parlementaire. Le régime semi-parlementaire, c’est quoi ? Ça veut dire que le président de la République, ce n’est pas un dictateur, ce n’est pas quelqu’un qui est au pouvoir, qui accepte de s’effacer pour gérer d’autres missions, pas des moindres, mais sur le plan international, la diplomatie, l’image de la Guinée à l’extérieur. Donc, la politique extérieure. Maintenant, quant à la politique intérieure, tout le poids va être porté sur le premier ministre et son gouvernement’’, a-t-il souligné.
Et de renchérir : ‘’si vous prenez l’article 63 de cette Constitution, elle dit que le président de la République oriente et contrôle la mise en œuvre de la politique nationale. Et l’article 487 dispose que le gouvernement de la République définit la politique nationale et la met en œuvre sous la responsabilité du président de la République. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire, le poids du développement, tout le développement à l’interne, le responsable ou les responsables, c’est le premier ministre et le gouvernement.
Le premier ministre et le gouvernement vont être dans un propre futur, quand la Constitution va commencer à rentrer en œuvre entièrement. Pour le moment, c’est partiel, parce que toutes les forces sociales et politiques qui doivent l’animer ne sont pas encore là. C’est quand nous allons terminer la transition, on va avoir toutes les autorités élues définies par cette Constitution.
En ce moment, on va remettre le pouvoir aux autorités élues et ça va être la fin de la transition. Depuis qu’on n’est pas encore sorti de la transition, cette Constitution, elle est adoptée, c’est vrai, elle a été promulguée, mais elle va s’appliquer partiellement. Mais quand elle va rentrer entièrement en œuvre, vous comprendrez que le premier ministre et le chef du gouvernement, on va avoir un premier ministre fort qui va gérer les ministres.
Ça ne sera pas comme par le passé où on dit que le premier ministre est le premier des ministres. Non, ça va changer. Le premier ministre qui va venir, il va être un premier ministre fort, il va pouvoir discipliner les ministres.
C’est-à-dire, s’il n’est pas content de ton travail, il peut te faire partir. Et donc, il va être sous pression, mais il va être sous une pression impossible, parce que non seulement il sera tenaillé par l’Assemblée, mais aussi tenaillé par le président de la République, qui va veiller à l’application stricte de sa politique’’, a-t-il martelé.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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