Le directeur préfectoral de l’Éducation de Boké, Ibrahima Fofana, a lancé un appel pressant aux parents d’élèves ce jeudi 16 octobre 2026, pour qu’ils refusent de payer des frais au-delà de 10 000 francs guinéens dans les écoles publiques, notamment lors des transferts ou du traitement des dossiers scolaires. Cette mise en garde a été faite lors d’un entretien exclusif accordé à notre correspondant régional.
Dans un contexte marqué par des plaintes récurrentes sur les frais imposés aux familles dans certaines écoles publiques, le DPE a rappelé les règles en vigueur.
‘’Par rapport au mouvement des élèves – c’est-à-dire le transfert des élèves d’une école à une autre, je veux dire aux parents d’être stricts. Pour le retrait des dossiers ou l’installation de leur enfant dans une autre école, cela ne doit pas dépasser 10 000 GNF aux collège et lycée et 8 mille au primaire’’, a-t-il fixé.
Le responsable éducatif a tenu à faire une distinction claire entre les établissements publics et privés. ‘’Au privé, c’est commercial. Mais au public, c’est gratuit. Les frais d’inscription dans une école élémentaire publique ne doivent pas dépasser 8 000 francs guinéens’’, insiste le directeur préfectoral de l’éducation de Boké.
Abordant une autre pratique illégale observée dans certaines écoles, Ibrahima Fofana a également dénoncé les demandes d’argent sous prétexte d’achat de mobilier scolaire, notamment les tables-bancs.
‘’Le TDR venu de Conakry, en commun accord avec la FEGUIPAE, interdit la réclamation du prix des tables-bancs. Le ministère l’a formellement interdit. Cela ne se fait pas’’, a-t-il rappelé.
Cependant, il précise qu’un don volontaire reste acceptable. ‘’Si une personne nous en donne par bonne volonté, on reçoit. Mais aucun encadreur ne doit l’exiger’’, prévient-il.
Le directeur préfectoral de l’Éducation invite les parents à ne pas se laisser intimider et à signaler toute tentative d’extorsion.
‘’Tout parent d’élève confronté à une telle situation peut venir se plaindre à la direction préfectorale de l’Éducation. Sa revendication sera prise en compte’’, a-t-il rassuré.
Cette déclaration intervient à un moment crucial de l’année scolaire, où de nombreux élèves changent d’établissement. Le DPE de Boké souhaite ainsi mettre fin aux pratiques illégales qui alourdissent injustement les charges financières des familles.
Par ce rappel à l’ordre, la direction préfectorale de l’Éducation entend renforcer la transparence dans le système éducatif public, et réaffirmer le principe fondamental de la gratuité de l’école publique, tel que prévu par la loi guinéenne.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
