Ce lundi 13 octobre, les enseignants contractuels non retenus à la fonction publique ont protesté à travers un Sit-in devant le siège du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), pour encore une fois demander leur intégration à la fonction publique locale.

Cette fois, ils étaient accompagnés par le SLECG d’Aboubacar Soumah dans leur lutte, pour que leur rêve d’intégration à la fonction publique soit enfin une réalité après plusieurs mois de combat. Leur porte-parole, entouré des siens, a dressé l’objectif et les motivations de cette manifestation avant de marteler qu’ils ont rempli tous les critères exigés.

‘’L’objectif de notre Sit-in, c’est d’interpeller les autorités du pays, le gouvernement guinéen, particulièrement notre ministère de tutelle, le ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, le ministère de la fonction publique, le MATD, le ministère du budget, y compris le père de la nation, qui est le général Mamadi Doumbouya. Et dire également aux structures syndicales de s’associer à notre combat, à cette lutte qui est noble, en vue que notre arrêté d’engagement soit signé sans délai et sans condition, parce que nous avions mérité et nous avons servi les écoles de la République. Il faut comprendre déjà, pour notre cas, de façon très particulière, les communaux non retenus de l’intérieur ont signé un contrat avec l’État, ont reçu les numéros de dossiers, ont été identifiés et par la suite, nous avons été pré-enrôlés et nous sommes biométrisés à date. Donc, nous sommes dans le fichier central, le fichier unique de gestion administrative de la solde, qui est le FUGAS, donc, au niveau du fichier central de la fonction publique. Et par la suite, nous avons fait un concours spécifique en pratique de classe, qui nous a valu des moyennes de 15, 17, 18 de moyenne, et malheureusement, nous ne sommes pas vus parmi le lot des retenus, donc, cela nous attriste à plus d’un titre’’, a déploré Mamadou Djaka Sow.
Présent sur les lieux du Sit-in, le ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation a tenté de rassurer les manifestants avant de les conseiller à privilégier le dialogue.

‘’Nous allons ensemble chercher des solutions. Ce que je vous conseille, c’est de toujours garder la concertation, parce que nous avons toujours gardé la porte ouverte pour vos différents représentants. Vous êtes passé d’un premier groupe à un second groupe, ça se mêle de plus en plus.
Nous restons ouverts, il y a un cadre de concertation qui est créé, vous avez la possibilité d’aller à ce niveau. Ce qui est sûr, c’est que nous, nous sommes des enseignants. Il n’y a aucune raison que nous cherchions dans les listes, est-ce que c’est tel ou tel qui est là ou qui est là, pour dire lui ne sera pas engagé, lui ne sera pas engagé.
Chaque fois que l’État aura besoin d’enseignants, on recrutera parmi les jeunes guinéens. Et ceux qui ont déjà une expérience dans l’enseignement, vous avez plus de chance d’être recrutés que ceux qui ne sont pas recrutés. Ce qui s’est passé, c’est sur entente avec les différentes coordinations, pour parvenir à un premier test auquel on a retenu ceux qu’on pouvait retenir.
La volonté que nous avons nous tous, c’est que vous tous là, vous soyez heureux, épanouis. Je vous ai expliqué qu’il ne faut pas s’accrocher à une branche, il faut parfois essayer de trouver des solutions. Mais on est toujours dans cette logique-là. Donc, moi, je reste disponible, je peux vous écouter. Mais je ne pense pas que ce soit par des sit-in ou des trucs, qu’on va avancer là-dessus’’, a assuré le ministre Jean Paul Cedy.
Par ailleurs, le patron du MEPU-A n’a pas manqué de mentionner que le ministère n’a pas fait de tort.
‘’Nous ne sommes pas en tort, c’est ça le problème. On ne vous a pas fait de tort. Vous avez besoin de quelque chose, mais nous, on ne vous a pas fait de tort. On est toujours à l’écoute, on essaye de régler le problème. Et ça, il faut qu’on rentre dans cette logique, tout le monde. Pour que tout le monde comprenne cela. On n’a pas fait l’effort d’exclure quelqu’un parmi vous. Personne d’entre vous. On n’a pas refusé. On n’a pas déchiré les trucs. On n’a pas dit jamais vous ne serez pris. On n’a jamais dit ça. Mais un État, c’est un État. Les choses se font. Normalement, chaque fois qu’on peut en prendre, on en prend’’, a-t-il rassuré.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
