L’insécurité bat son plein dans la capitale de la région forestière, ces derniers temps. Le samedi 12 septembre dernier, une jeune dame a été attaquée par trois (3) individus, à 20h, alors qu’elle rentrait chez elle. Menacée de mort, elle a cédé et les assaillants ont emporté sa moto de marque TVS.
Outre ce cas, un autre s’est produit dans la nuit du dimanche dernier. Un jeune a été fusillé sur la jambe gauche à l’aide d’une arme calibre 12, pendant qu’il se rendait à la maison avec son épouse, à 22h, dans le quartier Boma, à quelques mètres du siège de la bac 22.
Grâce au secours d’un motard qui était non loin de la scène, les deux assaillants n’ont pas réussi à emporter la moto. La victime a été transportée d’urgence à l’hôpital régional où ils ont extirpé certaines balles.

Elisabeth Bamba, l’une des victimes relate les faits. ‘’Je partais à la maison à partir de 20 heures, j’ai reçu trois gars qui me poursuivaient, mais je ne les ai pas vus derrière moi. C’est lorsque je voulais tourner pour rentrer derrière chez moi, que je les ai vus, ils m’ont attaqué là-bas. Ils m’ont dit, madame, s’il vous plaît, vous pouvez descendre de la moto ? J’ai dit pas de problème. Et j’ai obéi paisiblement. Avant même que je ne descende, ils ont récupéré la clé de ma moto en me menaçant, si je criais. Ils ont récupéré la moto et continué. C’est comme ça j’ai perdu ma moto’’, a témoigné Elisabeth Bamba, sollicitant auprès des autorités, des mesures contre ces personnes de mauvaises intentions.
L’autre victime a été attaquée dans les bandes de 22h, alors qu’elle revenait d’une visite dans une famille mortuaire avec sa femme, au quartier Boma, à quelques mètres du siège de la brigade anti criminalité de N’Zérékoré.

‘’Il faisait un peu tard, à 22h, on a dit qu’il était nécessaire de rentrer, parce qu’il y avait les enfants à la maison. En cours de route, à l’approche même de notre bâtiment, on a vu deux gars qui venaient à moto, nous-mêmes on a pensé qu’ils étaient pressés. Ma femme m’a dit de laisser la route, une fois que j’ai cédé, ils sont venus garer leurs motos devant nous en me disant de descendre sur la moto, en même temps, ils ont braqué l’arme sur la tête de ma femme et ma femme m’a dit en Loma: ‘laisse-les la moto, ils sont armés’. Ils m’ont braqué l’arme. En descendant, j’ai voulu enlever la clé dedans, mais il m’a tapé la main ; donc, la clé est tombée.
Quand il a pris la moto pour fuir, il m’a demandé mais où est la clé, je l’ai dit j’ai pas de clé. Donc, il a pris la moto en train de pousser pour aller. Son ami qui était sur l’autre moto, c’est lui qui m’a tiré dessus sur ma jambe gauche pour m’empêcher de les pourchasser’’, a relaté Papé Koïvogui.
Grâce à l’intervention rapide d’un conducteur de moto-taxi, la moto de la victime a été retrouvée.
‘’Il y a un frère qui est venu au secours, parce que je pleurais, ma femme aussi criait au secours, au secours. Il les a pourchassés, malgré que les malfaiteurs lui disaient de ne pas bouger, sinon, qu’ils vont mettre des balles dans sa tête. Comme ils ont vu que le jeune voulait les attraper, ils ont laissé tomber ma moto pour s’enfuir’’, a-t-il ajouté.
Dans son message aux autorités, la victime a déploré l’inaction des agents de la brigade anti criminalité.
‘’Franchement, moi, je suis dessus. Parce que souvent, je me disais que la brigade anti criminelle était à côté de nous. Donc, que cela ne pouvait pas réussir, mais hélas. Nous sommes victimes de ces choses. Et même ce jour-là, quand ils m’ont tiré là, c’est à côté d’eux, à quelques mètres. Après l’attaque, il y a quelqu’un qui est parti là-bas, mais il n’y avait personne pour nous venir en aide. Donc, j’appelle beaucoup aux autorités de prendre leur disposition, parce que même quand je suis parti à l’hôpital, on m’a fait comprendre que je n’étais pas le seul. Il y avait une dizaine de cas là-bas dont les victimes étaient encore sous traitement’’, a déploré Papé Koïvogui, ingénieur bâtiment.
Face à cette situation, la direction régionale de la police contactée, a fait savoir que les dispositions sont en train d’être prise pour que les populations puissent être en sécurité.
Le procureur de la République près le tribunal de première instance de N’Zérékoré, interrogé sur ce sujet, dit n’être au courant de rien en ce qui concerne les attaques à mains armées, qui sont récurrentes ces derniers temps dans la commune urbaine.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
