Ça y est, c’est le jour tant attendu en Guinée ! Ce dimanche 21 septembre 2025, 6 768 458 électeurs inscrits, dont 3 493 251 femmes (52,26%) sont appelés aux urnes dans les bureaux de vote, pour dire Oui ou Non au projet de nouvelle constitution. Alors que le pouvoir en place et ses soutiens espèrent un OUI massif, l’opposition elle, appelle au boycott du scrutin référendaire.
En Guinée, plus de 6,7 millions d’électeurs sont appelés aux unes ce dimanche, 4 ans après la prise du pouvoir par le CNRD, à sa tête, le Général Mamadi Doumbouya. Si le OUI l’emporte sur le NON, ce sera un grand pas vers le retour à l’ordre constitutionnel, devant mettre fin à la transition.
Selon les données officielles, le corps électoral de la Guinée est composé de 6 768 458 électeurs inscrits, dont 3 493 251 femmes (52,26%). Ils sont répartis dans 23 662 bureaux de vote à travers 16 722 centres de vote, soit une moyenne de 286 électeurs par bureau de vote.
En termes de répartition régionale, Conakry arrive en tête avec 1 543 022 électeurs (22,79%), suivie de Kankan avec 1 522 956 électeurs (22,50%), Kindia avec 882 649 électeurs (13,04%), N’Zérékoré avec 828 124 électeurs (12,24%), Boké avec 596 519(8,81%), Faranah avec 491 277 électeurs (7,25%), Labé avec 446 750 électeurs (6,60%) et Mamou avec 331 890 électeurs (4,90%). Les Guinéens de la diaspora représentent 125 271 électeurs (1,85%), alors que l’Organisation internationale pour les migrations les estime pourtant à plus de 3 millions.
Pour ce vote référendaire, la Synergie des Faîtières de la Société Civile pour l’Observation du Scrutin Référendaire, a annoncé le déploiement de 6 000 observateurs sur l’ensemble du territoire national. Ils produiront des synthèses ‘’crédibles et impartiales’’ sur le déroulement du scrutin, et émettront des messages réguliers d’information, d’apaisement et de responsabilisation ‘’à l’endroit du peuple de Guinée, des autorités nationales et de la communauté internationale’’, selon Gabriel Haba, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG).
Concomitamment, l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum Constitutionnel (ONASUR), créé par décret du président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, à sa tête, l’homme politique et acteur de la société civile, Dr. Sekou Koureïssy Condé, va s’atteler, de son côté, à suivre de près le scrutin, pour garantir la transparence, la régularité et la crédibilité de ce référendum.
Une mission d’observation de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est aussi présente à Conakry. Elle a, avant ce jour, rencontré le Premier ministre Amadou Oury Bah , le chef de la diplomatie guinéenne Morissanda Kouyaté, mais aussi et surtout, la Directrice Générale des Élections, Mme Camara Djenabou Touré.
Pendant ce temps, les principaux partis d’opposition, l’UFDG et le RPG arc-en-ciel (suspendus pour non conformités à leurs textes fondateurs, selon le MATD), ainsi que d’autres formations politiques, – dont les leaders sont en exil – , disent n’avoir pas été associés au processus et dénoncent un projet de constitution taillé sur mesure. Ils appellent à un boycott du scrutin.
Alpha Madiou BAH.

