L’Association des journalistes de la région de Kankan (AJRK), en collaboration avec le Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG-Kankan), a déposé une plainte ce jeudi 11 septembre 2025, contre trois (3) jeunes blogueurs. Ces derniers sont accusés d’avoir tenu des propos diffamatoires à l’encontre de la presse locale sur les réseaux sociaux.
À la sortie du parquet d’instance de Kankan, le président de l’AJRK s’est exprimé sur les raisons de cette plainte.
‘’Ce matin, nous sommes allés au parquet pour porter plainte contre trois jeunes qui se sont récemment exprimés sur les réseaux sociaux, insultant les journalistes de Kankan, diffamant l’ensemble de la presse locale. Nous avons jugé ces propos extrêmement graves et irrespectueux envers notre corporation. Ils se présentent comme des communicants, alors qu’ils ne le sont pas. Ils ont porté des accusations infondées contre des journalistes, sans preuve. Lors d’un premier échange, nous leur avions demandé, dès qu’ils auraient la bonne information, de revenir publiquement présenter des excuses sur les mêmes plateformes. Cela n’a pas été fait. Nous avons constaté qu’ils n’avaient aucun regret. C’est pourquoi, en tant qu’association et en tant que syndicat, nous avons décidé de saisir la justice’’, a expliqué Laye Famo Condé.
Concernant le fond de l’affaire, les blogueurs auraient accusé un journaliste d’avoir détourné des fonds destinés à la communication lors du lancement de la campagne référendaire à Kankan.

‘’Ces jeunes affirment qu’un journaliste aurait récupéré l’argent destiné aux communicants. Pourtant, lorsque nous avons rencontré celui qui est venu pour coordonner les activités du lancement de la campagne référendaire, il nous a clairement expliqué n’avoir débloqué aucun franc à cet effet. Les seuls fonds alloués, concernaient la synergie des radios pour mobiliser les citoyens. Lors d’un premier échange, nous leur avions demandé, dès qu’ils auraient la bonne information, de revenir publiquement présenter des excuses sur les mêmes plateformes. Cela n’a pas été fait’’, a-t-il poursuivi.
Malgré ces clarifications, les jeunes concernés n’auraient pas rétracté leurs propos, ni présenté d’excuses publiques, ce qui a motivé l’action judiciaire.
‘’Nous voulons à travers cette plainte rappeler que la liberté d’expression ne signifie pas diffamation. Il y a des lois en Guinée, et nous allons les faire respecter’’, a conclu le président de l’AJRK.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
