Les faits remontent au mois d’août 2024 à Ouro, un district relevant de la sous-préfecture de Bowé, préfecture Yomou. Elisabeth Lama, une fillette âgée seulement de 11 ans et élève en classe de 3ème année, a été victime de viol par Vigna Sagno, le présumé auteur, âgé de 20 ans.
Tolérante, la famille de la victime a tenté de gérer l’affaire à l’amiable, sans tenir compte de la gravité du risque qu’elle encourait. Mama Agathe, mère biologique de la fille victime a tenté par tous ses moyens pour sauver la vie de sa fille mais en vain.
Il a fallu plusieurs mois après, avant que l’Etat ne soit informé. Malgré la prise en charge de la victime par le ministère de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables, la fillette est décédée en début du mois d’août 2025, laissant la famille dans la désolation.
Interrogé sur ce sujet, l’inspecteur régional de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables, a déploré cette habitude de certains citoyens et invité les parents à saisir les autorités compétentes en cas de viol pour la prise en charge rapide.
‘’En août 2024, il y a eu une fille de la région, précisément dans le village de Ouro, district relevant de la sous-préfecture de Bowé, préfecture Yomou, qui a été victime d’un viol. Mais le dossier a été géré à l’amiable entre les familles du mois d’août 2024 jusqu’en Janvier 2025. C’est en Janvier 2025 que l’Etat a été informé du cas de viol et depuis lors, de l’hôpital préfectoral de Yomou à l’hôpital régional de N’Zérékoré, jusqu’à son évacuation sur Conakry, la ministre de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables, dame Charlotte Daffé a tout fait pour prendre ce cas en charge et malheureusement, on a perdu la fille à ce mois d’août 2025’’, a déploré Mohamed Kadiatou Camara.
Pour éradiquer ce fléau qui handicape le développement socio-économique des filles et femmes, l’inspecteur annonce des audiences foraines dans la préfecture de Yomou. Une façon selon lui, de freiner l’élan des potentiels candidats aux viols.
‘’Il y a une audience foraine que l’Etat va soutenir à travers le partenaire UNFPA à Yomou, pour montrer à la population qu’on ne doit plus garder les cas de viols dans les familles. Il faut dénoncer ! Dénoncer, ce n’est ni contre les victimes ni contre les auteurs. Dénoncer, c’est pour protéger des milliers de potentielles filles qui sont à risque de viol. Et nous, nous promettons que nous allons vraiment veiller à ce que toutes les dispositions légales y afférentes soient appliquées à la lettre’’, a promis M. Camara.
En attendant que Vigna Sagno, le présumé auteur incarcéré à Yomou ne soit situé sur son sort, c’est la famille victime qui garde son mal en patience.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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