Demain, Alhousseiny Makanera Kaké promet de “parler” sur la gestion antérieure du Président Cellou Dalein Diallo. Non pas dans l’intérêt de l’histoire ou de la vérité, mais dans l’intention manifeste de salir, de détourner l’opinion et de semer la confusion à l’approche des échéances cruciales pour notre pays.
Makanera, connu pour ses retournements de veste spectaculaires, n’en est pas à sa première tentative de diversion politique. Hier ministre, aujourd’hui commentateur en quête de micro, il s’illustre davantage par sa versatilité que par la constance de ses idées. Demain donc, ce ne sera pas un discours d’analyse qu’il livrera, mais un règlement de comptes déguisé.
Qu’on se le dise : Cellou Dalein Diallo n’est pas un homme exempt de critiques – nul ne l’est. Mais son parcours, son expérience à la tête de plusieurs ministères stratégiques, et sa stature d’homme d’État sont des faits. Le bilan de sa gestion est connu, documenté, débattu depuis des années, et doit l’être dans les règles d’un débat politique sain, et non dans les calomnies téléguidées.
La politique ne devrait pas se réduire à des attaques personnelles ou à des campagnes de dénigrement sans fondement. Chaque fois que Makanera se promet de “révéler”, il s’agit plus d’un spectacle que d’une contribution sérieuse à la mémoire collective.
Le peuple guinéen est fatigué des distractions, fatigué des débats vides de substance. Il attend des réponses sur l’emploi, sur la justice, sur la réconciliation nationale. Pendant que certains se consacrent à construire, d’autres s’acharnent à détruire – souvent à défaut d’un projet propre à proposer.
En promettant de salir Cellou Dalein, Makanera ne s’élève pas. Il confirme simplement ce que beaucoup savaient déjà : son combat est personnel, intéressé, et déconnecté des aspirations profondes du peuple.
Maii Kadidia Bah.
