Comme chaque année, les pluies diluviennes ont causé des inondations dans plusieurs quartiers des communes de Ratoma et de Lambanyi. Mamadou Oury Diallo, coordinateur communal de l’Agence Nationale de Gestion des Urgences et des Catastrophes Humanitaires (ANGUCH) à Ratoma, tire la sonnette d’alarme et appelle à une mobilisation immédiate.
Selon lui, un important travail de cartographie des zones à risque avait été réalisé en amont, en collaboration avec les autorités locales.
‘’Le constat est alarmant, surtout la journée d’hier, beaucoup de quartiers de la commune de Ratoma, de la commune de Lambanyi, ont été affectés par les inondations. Auparavant, on a fait la cartographie des zones à haut risque d’inondation et automatiquement, ça commence à donner les résultats. On a fait le travail avec les chefs de quartiers, les présidents des conseils de quartiers et les chefs secteurs pour toucher au bout des doigts, les zones à risque d’inondation et automatiquement, on a fait l’extraction, on a soumis aux chefs des collectivités, les présidents des délégations spéciales, afin qu’ils valident le document et remontent à la haute autorité pour une prise de décision immédiate’’, assure-t-il.
Le bilan provisoire est lourd, affirme notre interlocuteur. ‘’Pour le moment, on n’a pas directement tous les résultats des quartiers, mais nous sommes en train de recenser le plus vite possible. Mais en ce qui concerne le quartier de Kipé, secteur Faoulia, il y a eu 33 ménages qui ont été affectés, un cas de mort et un cas de blessé. Voilà ce que je peux vous dire et des activités commerciales qui ont été affectées aussi. Dans le secteur Gassamaya, il y a eu 8 ménages qui ont été affectés et un bâtiment qui a été sérieusement affecté et le bâtiment est complètement détruit. Aujourd’hui, je suis à Koloma, à Soloprimo, je suis en train de recenser. Après ici, je vais me rendre à Kaporo centre, puis à Nongo Village, dans la commune de Lambanyi’’, ajoute-t-il.
Plus loin, il pointe du doigt plusieurs causes aggravantes des travaux d’aménagement inachevés. ‘’Chaque point, il y a une piste de solution, et les points ne sont pas les mêmes, n’ont pas les mêmes causes, donc, chaque cause a sa piste de solution.
Si vous remarquez, il y a d’autres quartiers qui sont en chantier d’aménagement, donc, ces chantiers d’aménagement qui ne sont pas encore terminés, affectent actuellement les citoyens, parce qu’il y a des canaux d’évacuation qui sont orientés directement dans les ménages, et ça s’achemine dans les zones de règlement dans les concessions et ça les affecte énormément.
Si vous constatez, par exemple, les occupations en archipel, telles qu’il y a hier, c’est quelqu’un qui a construit le canal d’évacuation, et à la rentrée du collège, la chaussée qui se trouve là-bas est bouchée, donc, ça ne permet pas à l’écoulement des eaux de ruissellement.
Finalement, les eaux remontent à la surface et ça rentre dans les concessions, ça ne passe pas par le canal, donc, là, c’est remonter les informations acquises des droits, afin qu’ils prennent des décisions. Donc, moi, je suis un indicateur, je ne peux pas prendre une décision par rapport à cela, les décideurs sont là-bas, ils vont prendre une décision. Mais ce qui reste clair, ils feront tout possible pour prendre une décision, une solution adéquate par rapport à ces inondations.
L’identification est déjà finie, on a le résultat, on a le papier sous les mains, donc, il reste juste de faire une prise de décision pour remédier à cela. Les citoyens, vu cette situation de grandes pluies, ils doivent s’abstenir de jeter les ordures dans les canaux d’évacuation, parce que bon nombre des canaux d’évacuation ne sont pas curés cette année, donc, s’ils jettent encore les ordures dans les canaux d’évacuation, ça va augmenter les dégâts, de s’abstenir, de s’abonner aux PME, afin que celles-ci acheminent les ordures, là elles doivent aller’’, a-t-il invité.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
