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Mory Sidibé, chargé de communication du Milo FC : ‘’beaucoup de choses n’ont pas fonctionné cette saison…’’

2 juillet 2025
Aly Badara Condé : Une trajectoire de mérite, une vocation de service public, une espérance pour la jeunesse guinéenne

La saison 2024-2025 du Milo FC restera dans les mémoires, mais pas pour les raisons espérées. Champion en titre, il y a à peine un an, le club de Kankan a traversé une saison extrêmement difficile, terminant à la 7e place du championnat guinéen. Une chute brutale, vécue avec amertume, mais aussi lucidité par les dirigeants du club.

Dans un entretien accordé à notre correspondant régional ce mercredi 2 juillet 2025, le chargé de communication du mythique club de la savane guinéenne, Mory Sidibé alias Morientes est revenu sur le parcours peu reluisant du Milo FC au cours de la saison sportive 2024-2025 du championnat guinéen. Lisez !

Lerevelateur224.com: le Milo FC était champion en titre à l’entame de la saison. Aujourd’hui, vous terminez un exercice 2024-2025 très compliqué. Quel regard portez-vous, à chaud, sur cette saison ?

Mory SIDIBE: Évidemment, ça a été une saison très, très compliquée, comme vous l’avez dit. Voir le champion en titre lutter pour le maintien, c’était difficile et surprenant à la fois. J’avais même dit que c’est rare de voir ce genre de situation dans un championnat. À mon avis, beaucoup de choses n’ont pas fonctionné cette saison. D’abord, il faut rappeler que le Milo FC a été sacré champion la saison dernière, en 2024. Cela a surpris beaucoup de gens, car depuis 2009, aucun club de l’intérieur du pays n’avait remporté le titre de Ligue 1. Tout tournait autour des clubs de Conakry. Le dernier sacre de l’intérieur remontait à 2009. Donc, oui, le Milo avait surpris tout le monde.

Cette saison, je m’attendais à ce que ce soit difficile, surtout avec les nombreux déplacements, dans le contexte actuel du championnat guinéen. Il faut avoir le courage de le dire, c’est un championnat très disputé, exigeant, avec des clubs historiques comme le Hafia FC, le Horoya AC, et d’autres qui visent le haut du tableau. Je savais que ce serait compliqué. Et finalement, on termine à la 7e place, ce qui est en dessous des attentes. Cela a été difficile, mais cela reflète aussi le niveau relevé du championnat. L’équipe a eu du mal à enchaîner les bons résultats et à retrouver son niveau habituel. Le problème principal, selon moi, c’est ce manque de régularité.

Sur le plan purement sportif, l’équipe a eu du mal à enchaîner les résultats et à retrouver son niveau. D’où vient ce manque de régularité selon vous ?

Quand on regarde l’effectif, il y a eu beaucoup de blessés. Il faut le dire franchement. On n’a pas forcément communiqué dessus, car dans notre championnat, tout n’est pas encore professionnel. Trop communiquer sur ses faiblesses, c’est parfois se mettre en danger. Des joueurs comme Bangoura, très attendus, ont été blessés. Il a manqué plusieurs matchs. Il y avait aussi d’autres joueurs en forme qui se sont blessés, comme Moussa Sylla et Mamadou Saïdou Sow. Ce sont des éléments clés, des joueurs réguliers qui font partie du noyau dur. Leur absence a évidemment impacté les résultats. Il y a aussi la fatigue liée aux voyages. On ne le dit pas assez, mais c’est épuisant. Le Milo et la SAG (Santoba Athlétique de Guinée) doivent faire des allers-retours incessants vers Conakry, presque toutes les deux semaines. Il y avait même une période avec trois déplacements consécutifs. Ça use, physiquement et mentalement.

Et sur l’état d’esprit du groupe. On a parfois eu le sentiment qu’il manquait de cohésion dans le vestiaire. Et Comment avez-vous essayé de maintenir l’unité du groupe dans cette tempête ?

Oui, c’est un problème réel, mais aussi prévisible. Le Milo, c’est une équipe très diverse. Ce n’est pas comme certains clubs où tous les joueurs viennent de Conakry. Ici, on a des joueurs de la capitale, certains de la campagne, d’autres de Kankan ou de Siguiri… C’est un melting-pot.

Dans un tel groupe, il peut y avoir des tensions, des incompréhensions. Mais le bureau du club s’est réuni à plusieurs reprises pour apaiser les choses. Et je peux dire que la saison s’est terminée dans une bonne ambiance. Les joueurs ne sont pas encore partis en vacances, mais ils ont fini la saison soudés.

Il y a eu aussi le problème des primes et des promesses non tenues après le sacre historique du club. Cela a-t-il affecté le moral du groupe ?

Oui, c’est vrai. Quand on vous promet quelque chose et que cela n’est pas tenu, ça démotive. Ce n’est pas valable que pour les joueurs : même nous, les journalistes, on réagit pareil. Mais je dois souligner que les joueurs se sont réunis et ont décidé de mettre ça de côté avant même la fin de la première partie de saison. Les mauvaises performances par la suite n’étaient donc plus liées à ce problème de primes. C’était autre chose : des blessures, des déplacements, un manque de régularité. Et puis, les joueurs ont compris que leurs performances en club peuvent déterminer leur avenir en sélection locale. On ne peut pas se permettre de baisser les bras à cause d’un problème de prime, au risque de rater une convocation.

Vous avez vécu deux saisons aux visages totalement opposés. Comment l’avez-vous personnellement vécu, sur le plan moral et sportif?

C’était compliqué, bien sûr. La saison dernière, c’était incroyable. Il y avait de l’enthousiasme, de la motivation. Cette saison, c’est tout le contraire. Mais c’est ça, le football. Moi, j’y étais préparé. Avant de rejoindre le Milo, j’étais journaliste sportif. J’ai connu les belles émotions, mais aussi les périodes difficiles. Donc moralement, ça ne m’a pas trop affecté. Je sais que ça peut arriver. Et j’ai confiance : le club peut se relever. On peut encore rêver.

Les supporters de Kankan ont connu des émotions contrastées ces deux dernières saisons. Comment jugez-vous leur réaction cette année ?

Leur réaction a été timide. L’année dernière, ils étaient à fond, ils mettaient l’ambiance, même à l’extérieur. Cette saison, c’était différent. Le groupe de supporters que j’avais surnommé les « ultras bleu-blanc », on ne les a presque pas vus au stade Bal Nominé. Ils étaient découragés, et c’est compréhensible. Mais c’est aussi ça, le football. La victoire attire. Il faut juste continuer à rêver.

Un mot sur l’avenir ? Vous restez optimiste pour la saison prochaine ?

Oui, bien sûr. Personne ne s’attendait à ce que Milo FC remporte le titre en 2024. C’était historique. Cette saison, on termine 7e, mais ce n’est pas catastrophique. Il y a encore des joueurs talentueux, un bon encadrement. Je pense qu’on peut revenir plus fort la saison prochaine, pourquoi pas jouer encore le titre.

 

Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.

(+224) 628 950 275

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