À Kissidougou, ils sont au total 440 candidats qui étaient déjà prêts à affronter à partir de ce mercredi 11 juin 2025, les épreuves des examens de sortie des institutions d’enseignement technique et professionnel. Cependant, ce matin, pas l’ombre d’un candidat ni d’un surveillant dans la cour du collège Sogbèla, l’unique centre désigné pour abriter ces examens.
Ces candidats doivent prendre leur mal en patience jusqu’au mardi 17 juin, nouvelle date proposée par le Ministère de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi. Sur place, les 4 établissements scolaires concernés se disent naturellement impactés par ce nouveau report. C’est le cas de l’Institut d’Enseignement Professionnel de Kissidougou (l’IEPK), un établissement privé qui présente 63 infirmiers d’État, 123 agents techniques de santé (ATS) et 38 sages-femmes soit au total 223 candidats dont 172 femmes. Le directeur dudit établissement, Yacouba Touré évoque le degré d’impact de ces reports sur ses candidats.

‘’Je dirai que naturellement, les différents reports favorisent un déséquilibre moral et mental chez le candidat. Sur le plan financier, chaque report entraîne de nouvelles dépenses, surtout que les écoles techniques et professionnelles évoluent dans un système andragogique ; donc, la plupart de nos candidates sont des femmes mariées. L’autre crainte chez nous à Kissidougou, c’est le cas des grandes pluies, car il pleut extrêmement ici surtout les mardis. Néanmoins, nous avons largement sensibilisé nos candidats de se conformer à la nouvelle date et au nouveau contexte. Je suis heureux d’affirmer qu’au niveau de l’IEPK, chaque candidat a reçu son identifiant national’’, a-t-il précisé.

Pour docteur Facinet Camara, directeur général de l’École de Santé de Madina, son établissement est impacté à plus d’un titre. ‘’Imaginez-vous, nous sommes comme ça au troisième report, c’est préoccupant. Nous savons tous que la préparation d’un examen, c’est d’abord psychologique. Nous sommes tous passés par là. Donc, ces reports impactent négativement non seulement l’équipe d’encadrement, mais aussi et surtout nos candidats qui sont inquiets, parce qu’ils ne savent pas comment ça va se terminera notre niveau ici, nous avons réuni tous nos candidats ce matin pour des séances de sensibilisation. Nous leur avons demandés de continuer les révisions et de s’adapter à la nouvelle donne. Au début, nous avions connu quelques soucis liés aux identifiants. Mais heureusement, nous avons pu transcender.
Statistiquement parlant, nous avons présenté 15 sages-femmes, 41 infirmiers d’État et 69 techniciens de santé communautaire soit un total de 125 candidats dont 72 filles’’, a-t-il détaillé.
Quant au directeur du centre de formation professionnelle de Kissidougou (CFP), représentant du ministère de tutelle au niveau local, il revient sur les dispositions prises sur place.

‘’Comme vous constatez ce matin, je suis présent au centre d’examen au collège Sogbèla avec le délégué et les membres du secrétariat, car on doit tout faire pour sécuriser les matériels en attendant la nouvelle date fixée par la hiérarchie. A mon niveau, j’ai réussi à sensibiliser mes candidats qui sont au nombre de 37 dont une fille’’, a-t-il déclaré.
À rappeler que ce nouveau report de la tenue des examens de sortie est intervenu dans un contexte tendu, marqué par les réclamations des candidats qui exigent des PV et des INA (identifiant national).
Depuis Kissidougou, Ousmane Nino SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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