La Mamaya est une danse traditionnelle mandingue dont les origines multiples s’étendent de la République de Guinée à celle du Mali. Ainsi, à chaque fête de Tabaski, ils sont nombreux des hommes et femmes qui se rendent à Kankan, pour célébrer «la Grande Mamaya», véritable patrimoine culturel de pays.
Depuis la prise du pouvoir par le CRND le 5 septembre 2021, cette danse, propre à la Haute-Guinée, a pris une dimension inédite avec la présence du chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya.
Interrogé par nos de confrères de Cavi médias dans l’émission «le Scanner» sur l’ampleur qu’a prise cette danse en Guinée, Alpha Gims Traoré, acteur culturel, s’est réjoui de la montée en puissance de la Mamaya. Il a ensuite invité les autorités guinéennes à mener des démarches à l’international, pour que cette danse soit inscrite au patrimoine culturel de l’Unesco.
‘’Mieux vaut être que d’exister. Vous savez, la Guinée, je ne pourrai pas faire une comptabilité exacte, mais a plus d’une centaine de rythmes. La Mamaya, qui, en appartenance à la Haute-Guinée, dont le début a été à nos frontières de la République du Mali, déportée à Kankan, la Mamaya reste identitaire, propriété de la Haute-Guinée. Il y a plusieurs rythmes africains, il y a plusieurs rythmes guinéens. J’ai écouté avec plaisir les prédécesseurs, qui sont sociologues, qui sont hommes de culture, que pourrais-je ajouter, sinon dire que le train commence à être sur les rails. Il n’est jamais trop tard de sonner à l’horloge.
De nos jours, la Rumba congolaise sonne à l’Unesco, le met appétissant «le Sek» sonne à l’Unesco. L’attiéké ivoirien sonne à l’Unesco. Je suis dans l’esprit de mes prédécesseurs, qui disent que l’autorité se doit toute stratégie politique, toute investigation, pour que la Mamaya puisse sonner à l’Unesco. C’est rituel, c’est dans la tradition, c’est générationnel’’, a-t-il plaidé.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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