A une semaine de la fête de Tabaski, une pénurie persistante de viande est constatée dans la commune urbaine de Boké. Notre constat sur le terrain ce samedi 31 mai 2025, révèle que même l’unique boucherie qui ravitaillait les citoyens en viande depuis presque trois mois, est fermée. Les bouchers évoquent la rareté des bœufs dû à la campagne de commercialisation de la noix de cajou.
Depuis le mois de mars dernier, la commune urbaine de Boké est confrontée à une pénurie de viande. De nos jours, toutes les boucheries sont fermées. Selon Samba Diallo, boucher à koulifanya, le manque de viande est lié à la campagne de commercialisation de la noix de Cajou.

‘’Ceux qui nous envoient des bœufs ici, ont tous des plantations d’anacarde, donc, actuellement, ils sont là-bas. Ils ne peuvent pas laisser leurs plantations et venir nous suivre par là. Nous les bouchers d’ici, nous sommes tous au chômage’’, a-t-il expliqué.
Cette situation pénalise consommateurs et bouchers de la place, ajoute notre interlocuteur. ‘’Nous avons expliqué le problème à nos responsables. Mais eux-mêmes n’ont pas de solution. Nous voulons vendre de la viande aux citoyens, mais nous ne voyons pas de bœufs. C’est ça le problème’’, a soutenu Samba Diallo.
Malgré l’approche de la fête de Tabaski, la situation reste toujours bloquée, précise le boucher. ‘’Si c’était le problème d’argent, là, on pouvait demander aux autorités locales de nous appuyer en moyens financiers. Mais ici, tel n’est pas le cas’’, précise-t-il.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
