Alors que les Guinéens s’attendent à un retour à l’ordre constitutionnel en 2025, les chances de voir cette éventualité se produire devient de plus en plus mince. En témoigne la dernière sortie du ministre porte-parole de la présidence de la République, en conférence de presse, prenant le contrepied du premier ministre Amadou Oury Bah, qui annonce la tenue des élections législatives et présidentielle en décembre de cette année.
Invité chez nos confrères de Nostalgie-Guinée, Abdoulaye Kourouma, membre du cabinet de l’ancien premier ministre de la transition de 2010, Jean Marie Doré, a dévoilé le secret qui était derrière la réussite de la transition d’alors. Pour le leader du parti RRD, les autorités de la transition de l’époque avaient privilégié le dialogue, contrairement au CNRD, qui, selon lui, refuse catégoriquement de discuter avec les acteurs socio-politiques sur le retour à l’ordre constitutionnel.
‘’Il y avait un cadre de dialogue, il y avait un cadre de concertation et tout se faisait dans la convivialité, dans le consensus. S’il y avait des blocus au niveau des déroulements de chronogramme de la transition, on se mettait en accord avec les acteurs socio-politiques, pour voir l’opportunité de décaler la date ou d’ajuster la date des différents programmes à exécuter’’, a indiqué Abdoulaye Kourouma dans l’émission Africa2015.
A l’encontre, c’est démarche de dialogue entretenu par les autorités d’alors, qui manque à celles d’aujourd’hui.
‘’Il y a un manque de communication, il y a un manque de dialogue, il y a vraiment une incompréhension entre les acteurs. La transition est appelée une transition réussite, lorsque le lendemain, des élections se passent dans la convivialité, lorsqu’il y a la communication, lorsqu’il y a l’entente, lorsqu’il y a le dialogue. Mais, si le gouvernement est en train de travailler de façon unilatérale, vraiment, il va toujours y avoir de la cacophonie’’, a-t-il affirmé.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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