Alors que les autorités maintiennent qu’aucune personne ne doit rester en marge du recensement administratif à vocation d’état civil, plusieurs difficultés paralysent les activités du processus en région forestière, notamment dans les sous-préfectures de Womey et de Gouécké, toutes relevant de la préfecture de N’Zérékoré.
A ces endroits, l’insuffisance et même l’inexistence des kits de recensement ont été notifiées par les citoyens de ces localités, interrogés par notre correspondant. Ces citoyens demandent aux autorités l’augmentation des kits de recensement dans leurs localités pouvant permettre à la population de se faire recenser avant la date butoir. Le prêtre de la paroisse de Goucké, rencontré à son lieu de culte, a exprimé son cri de cœur.
‘’Je vois les gens qui vont se faire recenser, mais on constate qu’ils rencontrent d’énormes difficultés. C’est surtout au niveau des machines, il n’y a pas suffisamment de machines. Ça fait que, quand tu vas dans les lieux de recensement, il y a vraiment une masse populaire qui est là qui cherche à se faire recenser, mais en vain. Il y a des gens qui m’ont fait savoir que, quand ils y vont, ils passent toute la journée, après ils retournent à la maison. D’autres ont même fait plus de 2 deux semaines sans être recensés’’, a-t-il fait savoir avant d’attirer l’attention des autorités sur cette réalité.
‘’Il ne nous reste assez de jours, parce qu’on nous a fait croire aussi que ce recensement va prendre juste un mois. Mais si c’est un mois, ça veut dire que le peuple ne pas sera recensé. Pour aider la population à se faire recenser, nous demandons aux autorités de multiplier les centres de recensement le plus vite que possible’’, a-t-il fait remarquer.
Dans le district de Tokpata, aucun agent ne s’est encore présenté pour recenser un seul citoyen. ‘’Chez nous à Tokpata, jusqu’à présent, je ne vois pas les agents recenseurs. Et je ne sais pas pourquoi. Pourtant, le président du district est au courant, il est informé. Quand on lui demande, il nous dit souvent les gens sont en cours de route’’, a confié Kama Kolié
Robert Duolamou, citoyen du district de Yonda, relevant de sous-préfecture de Womey, dit être étonné de voir simplement les fiches de renseignement et non un agent recenseur pour procéder aux opérations.
‘’Ce ne sont que les fiches de renseignement qu’on nous a envoyés. Mais depuis lors, on les a plus vu. A date, personne dans ce district, moi, ma femme, ma maman, bref, ma famille, on n’est pas recensés encore. Si quelqu’un vous dit qu’il s’est fait recenser, c’est qu’il est venu à Gouécké centre mais au village, non !’’, précise-t-il.
A Loulé Nord, district situé sur la route de Beyla à l’orée de la commune urbaine de N’Zérékoré, le chef de la jeunesse qui fait d’ailleurs partie des agents recenseurs, évoque quant à lui le problème lié à leur prise en charge.
‘’Vraiment, la population de ma communauté est motivée pour se faire recenser. Les gens viennent massivement et on travaille avec eux sans difficulté. Mais, le seul souci qu’on a, nous agents recenseurs, c’est notre prise en charge. Comment trouver ne serait-ce que de l’eau à boire chaque jour ?’’, s’interroge-t-il.
Face à cette situation, il est important que les mesures idoines soient prises par les autorités, afin de permettre aux populations de s’acquitter de leurs devoirs civiques, avant la date buttoir prévue pour le 31 mai prochain.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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