Abidjan, mai 2025. Dans une salle sobre mais chargée d’enjeux, un homme prend la parole. Il ne vient pas parler de lui, mais de sa vision. Il ne cherche pas à briller, mais à élever.
Son nom : Souleymane Souza Konaté, militant assumé, soldat de la plume, artisan de la conviction.
Face au jury, il déroule un discours dense, maîtrisé, traversé par les questions fondamentales de démocratie, de citoyenneté et de responsabilité politique. À l’issue de l’épreuve, la sentence tombe : 15,50 sur 20. Une mention qui sonne comme une claque aux improvisateurs. Une réponse limpide à tous ceux qui confondent militantisme et amateurisme.
Mais au-delà de la note, c’est la démarche qui force le respect.
Souleymane n’est pas venu à Abidjan en touriste de la diplomatie. Il y est en mission de savoir, de légitimité et d’ancrage politique.
Formé par l’Université Senghor, sélectionné parmi plus de 1 000 candidats à travers l’espace francophone, il a suivi pendant plus d’un an une formation de haut niveau. Il en ressort renforcé, outillé, et toujours plus engagé.
Et comme il ne peut exister sans lien humain, il profite de ce séjour pour retrouver les militants, les responsables locaux, les voix du terrain. Ensemble, ils parlent de Cellou Dalein Diallo, de l’UFDG, de la suite du combat. Et chaque échange redonne de l’espoir.
Pas de pause. Pas de calcul.
Souleymane ne fait pas de politique. Il l’incarne.
Ce séjour à Abidjan n’est pas un détour. C’est un prolongement stratégique de sa ligne de front.
Il ne joue pas à exister. Il construit, pierre après pierre, l’édifice solide d’une génération politique qui ne flanche pas.
Alpha Issagha Diallo
