Monsieur le Procureur général près la cour d’appel de Kankan
Monsieur le Procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan
Monsieur le directeur régional de l’information et de la communication
Monsieur le représentant de la haute autorité de la communication
Mes dames et Messieurs de la société civile
Mesdames et Messieurs, chers confrères, chères consœurs
Aujourd’hui, en cette Journée internationale de la liberté de la presse, nous nous rassemblons non seulement pour célébrer une valeur fondamentale de toute démocratie, mais aussi pour rappeler à chacun le rôle vital que jouent les journalistes dans nos sociétés.
La liberté de la presse n’est pas un luxe. Elle est le fondement de toute société libre, juste et informée. Elle est le miroir de notre liberté d’expression, le socle de la transparence et un garde-fou contre les abus de pouvoir. Mais cette liberté, nous le savons tous ici, est de plus en plus menacée. Partout dans le monde y compris dans des pays où l’on croyait la presse à l’abri les journalistes sont intimidés, censurés, emprisonnés, voire tués pour avoir simplement exercé leur métier. Ces attaques ne visent pas seulement des individus, elles visent le droit des citoyens à savoir, à comprendre, à s’exprimer.
Dans notre propre pays, nous avons encore des défis à relever : garantir l’indépendance des médias, protéger nos confrères face aux pressions politiques ou économiques, renforcer l’accès à l’information, et surtout défendre la sécurité des journalistes sur le terrain. Mais cette journée est aussi une occasion d’espérance. Elle nous rappelle la force du journalisme engagé, de l’investigation rigoureuse, du reportage de terrain, de la parole libre. Elle nous pousse continuer à nous battre pour une presse plus forte, plus libre, plus responsable.
En prélude de cette journée internationale, nous avons procédé au renforcement de capacité des journalistes sur la maîtrise et l’interprétation des termes juridiques ,l’éthique et la déontologie du journalisme. Cette session d’orientation à permis aux participants de mieux cerner certaines expressions juridiques qui causaient assez d’amalgame au niveau de notre corporation. Désormais les journalistes pourraient faire la différence entre un prévenu et un accusé, entre jugement et arrêt, entre acquittement et relaxe. C’est l’occasion pour moi de remercier de vive voix le parquet général Kankan et le parquet d’instance pour leur implication à la réussite de cette activité.
Je veux ici rendre hommage à toutes celles et ceux qui, chaque jour, informent avec courage et intégrité. À ceux qui ont payé de leur liberté, parfois de leur vie, leur engagement pour la vérité comme Habib Marouane Camara, kidnappé le 3 décembre 2024 dont les traces restent toujours méconnues. Leur combat est notre combat. Je m’en voudrais si je ne rend pas un hommage au président de la transition général Mamadi Doumbouya pour la mise à disposition de la maison régionale de la presse le 4 juin 2022 à l’occasion de la première immersion gouvernementale, en suite remercier le premier ministre M. Amadou Oury Bah et tout son gouvernement pour avoir visité notre maison commune le 17 février dernier lors de la deuxième immersion en vue de discuter avec la presse locale, histoire pour lui de s’enquérir des véritables problèmes des journalistes évoluant en province.
Mêmes remerciements aux partenaires de la société civile qui sont toujours aux côtés de l’AJRK pour la promotion d’une presse responsable dépourvue de toute manipulation.
Pour terminer je vous invite à vous débarrasser des pratiques qui vont en déphasage avec l’éthique et la déontologie du métier de Journalisme. C’est en cela qu’on reconnaîtra de vous des journalistes responsables, respectés et respectables .
Vive la Guinée
Vive la liberté de la presse
Vive la collaboration, AJRK, autorités judiciaires, société civile
Je vous remercie.
Par Laye Famo Condé, président de L’AJRK

