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FARANAH: Forogboya Baafè, un village de plus de 300 enfants sans école, ni forage ni dispensaire, depuis l’indépendance

25 avril 2025
Mamou : inauguration d’une CMIS flambant neuve signée Falibra Group BTP

Forogboya est un village de plus de 700 habitants situé à 40 km de la sous-préfecture de Kobikôrô, préfecture de Faranah. Cette population composée majoritairement de jeunes gens vit principalement de l’agriculture et du petit élevage. Aujourd’hui, plus de 6 décennies après l’accession de la Guinée à l’indépendance, les habitants de ce village se présentent comme les véritables ‘’oubliés de la République’’. En parcourant ce gros village généralement peuplé de kourankos, le visiteur ne rencontre aucune trace ni aucun signe de l’État en termes d’infrastructures sanitaire, scolaire ou routière.

Dans cette communauté résignée, on y rencontre plus de 300 enfants qui ont atteint l’âge de la scolarité, mais qui ne sont pas scolarisés par manque d’école. Ces enfants qui pouvaient servir la nation autrement, sont emprisonnés dans un petit circuit village-champs-marigot.

Contrairement aux enfants des autres localités, ceux de Forogboya ne jouissent pas de leur droit à l’éducation et à l’instruction. Malheureusement, la lumière des sciences n’a pas encore frappé cette communauté. En outre, le non accès à l’eau potable est une autre triste réalité de cette localité. Sans forage, ces centaines d’enfants et le reste de la communauté sont exposés à un risque de graves de maladies, car ils continuent toujours à boire de l’eau provenant des marigots ou des ruisseaux.

Visiblement désespérée, Sayon Mansaré, une habitante du village, énumère les difficultés spécifiques de la couche féminine. ‘’Nous prenons souvent l’eau au niveau d’une grotte au fond du village, mais à un certain moment de la saison sèche, nous parcourons jusqu’à 5 kilomètres pour trouver de l’eau. Nous sommes conscients que cette eau n’est pas potable. Mais comme il n’y a pas de forage ici, donc, nous sommes obligés de boire et de préparer les repas avec. C’est pourquoi, nous sommes souvent malades et nos enfants aussi. Dans ce village, beaucoup de femmes ont perdu la vie pendant l’accouchement, c’est fréquent. On n’a pas connu de poste de santé ici. Quand il y a la grossesse, nous sommes inquiètes’’, a-t-elle témoigné.

Quant à Moussa Keita, le patriarche du village, il dénonce cette situation et estime que la donne doit changer maintenant.

‘’Depuis le temps de feu Ahmed Sékou Touré jusqu’au temps de Mamadi Doumbouya, notre village est marginalisé. Nous manquons de tout. Regardez tous ces enfants qui devraient être en classe aujourd’hui, mais ils sont obligés par l’absence de l’État, de devenir des cultivateurs comme nous. Quand nous tombons malades, il n’y a pas de dispensaire et l’eau que nous buvons avec nos enfants n’est pas potable. On a même pas de réseau ici pour être en contact avec le reste du pays. Peut-être à cause de votre site d’information, le Président Doumbouya va comprendre notre situation. En tout cas, nous comptons sur lui et son gouvernement. Nous avons besoin d’une école pour nos enfants, d’un dispensaire pour nous traiter et d’un forage au moins. Depuis l’indépendance, on ne boit que de l’eau des marigots à Forogboya Baafè’’, a-t-il sollicité.

Toutefois, le patriarche a tenté de trouver la cause de cette série de souffrances qui s’abat sur sa communauté.

‘’Vous savez, depuis 1958, notre village relevait de Kobikôrô, mais les chefs qui sont là-bas ne veulent pas du tout le bonheur de notre village. Nous sommes toujours négligés comme nous sommes trop éloignés du chef-lieu. Même si l’État propose des écoles, des forages ou des postes de santé pour les communautés, les gens de Kobikôrô ne pensent jamais à nous. C’est pourquoi, à notre tour, nous avons beaucoup lutté pour que nous soyons désormais sous la commande de Bambaya. Alors, tout récemment, nous avons reçu des courriers indiquant que nous sommes désormais sur Bambaya, mais cela a mal tourné, parce que quand nous étions là à manifester cette joie, le gouverneur et le préfet de Faranah ont envoyé des pick-up de gendarmes pour venir arrêter le chef de village et son adjoint avec notre imam. Actuellement, les 3 là sont en prison à Faranah’’, a-t-il révélé.

En tout cas, la situation de ce village est une parfaite illustration du désintérêt et du mépris de nos décideurs à l’égard des guinéens qui vivent dans des zones reculées où l’État brille par son absence totale.

 

De retour de Faranah, Ousmane Nino SYLLA, pour Lerevelateur224.com.

(+224) 610 454 552

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