Alors que son procès tend à sa fin devant la cour d’appel de Conakry, le président du MoDeL a été appelé par la juge pour prononcer quelques mots pour sa propre défense. C’était juste après les plaidoiries de ses avocats.
Prenant la parole, Aliou Bah a déclaré a de nouveau rejeté en bloc les accusations contre sa personne. Le leader du Mouvement Démocratique Libéral a dit être en harmonie avec sa conscience et victime d’une persécution judiciaire déguisée en procédure judiciaire.
‘’Je ne saurais être plus éloquent que mes avocats. Les vidéos ont été diffusées et on a constaté que je n’ai commis aucune infraction. Depuis le jour de mon interpellation, je me pose la question : Pourquoi je suis là? Mon père (paix à son âme), me disait souvent : ‘la pire des prisons est celle de la conscience’. Je suis à la maison centrale aujourd’hui, mais je suis libre dans ma tête. Ma conscience ne me reproche de rien. Je suis victime d’une persécution judiciaire déguisée en procédure judiciaire’’, a-t-il déclaré avant de s’adresser à la cour.
‘’Mesdames et Messieurs de la Cour, vous ne serez que des papas et mamans pour moi, donc, je suis sûr que vous prendrez ces aspects en compte, pour me rétablir dans mes droits’’, a-t-il plaidé, avant de retourner en prison, en attendant le verdict final prévu pour le 28 mai prochain.
Il faut rappeler que Aliou Bah est poursuivi pour offense au chef de l’État et diffamation par le biais d’un système informatique. Il a été condamné en première instance au tribunal de première instance de Kaloum à deux ans de prison ferme. En appel, le procureur général a requis 5 ans de prison contre sa personne, alors que ses avocats dénoncent une « parodie de justice » et réclament sa libération pure et simple.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
