A Boké, les planteurs d’anacarde sont déjà dans la campagne de vente de la noix de acajou au compte de la saison 2025. Les commerçant se frottent les mains et espèrent une réussite jusqu’à la fin de la période. En tout cas, le président de la chambre régionale de commerce se dit satisfait de ce début. Toutefois, il appelle les acheteurs à bien traiter les planteurs d’anacarde, afin de maintenir la clientèle.

Contrairement aux années précédentes, cette année, la campagne de commercialisation de la noix de cajou n’a pas connu une cérémonie officielle, pour marquer le démarrage de l’activité et fixer un prix standard par le gouvernement. Le terrain est laissé libre entre vendeurs et acheteurs. Pour le moment, le président de la Chambre régionale de Commerce d’Industrie et d’Artisanat de Boké, dresse un constat encourageant.

‘’Il faut reconnaître que cette année, le prix est raisonnable, le prix ne fait que galoper à l’avantage des producteurs. Parce que, comme on le dit, l’écoulement encourage la production. Depuis le début, le prix a débuté à 5000 et se négocie jusqu’à 10 mille au centre-ville ici. Je crois que c’est quelque chose à saluer et à encourager’’, a-t-il indiqué.
Poursuivant, notre interlocuteur est également revenu sur le processus de vente de la noix de cajou. ‘’Vous savez, actuellement, il y a le prix bossant, il y a les acheteurs, c’est les acheteurs normalement qui sont en ville. Les collecteurs sont à l’intérieur, ils scionnent, achètent et collectent avant d’envoyer en ville, le prix bossant là-bas n’atteint pas 10 mille. Mais il faut tenir aussi compte du transport etc… La majeure partie des acheteurs aussi ont des collecteurs, quand ils achètent, il y a une marge qui leur est accordée’’, a-t-il expliqué.
Avant d’évoquer quelques difficultés rencontrées, El Hadj Alimou Diallo, explique le rôle des collecteurs. ‘’Ce sont ces collecteurs en général qui vont dans les plantations, ils achètent avec les bossants, s’ils travaillent avec des grossistes en ville ici, quand ils reviennent, ils ont un pourcentage’’, précise-t-il.
‘’Les difficultés pour le moment, sont liées au problème de route. Aujourd’hui, l’enclavement de certaines zones de productions pose énormément de problème. Mais avec la construction de la route Boké-Kebou, ça va désenclaver plusieurs zones, Comme: Sansale et Kanfarande’’, a-t-il décliné.
Pour réussir cette campagne de Commercialisation de la noix de cajou, El Hadj Alimou Diallo invite l’ensemble des acteurs qui interviennent dans la Chaîne, à épouser un bon comportement les uns envers les autres.
‘’Aux collecteurs d’abord, c’est d’épouser un bon comportement auprès des producteurs, surtout, conserver la clientèle. Aux acheteurs aussi, de continuer sur cette allure, car la concurrence est profitable aux producteurs’’, insiste le président de la Chambre régionale de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Boké.
Reste à savoir, si cette situation favorable aux producteurs, perdurera jusqu’à la fin de la campagne.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
