La fabrication des paniers et autres objets de décoration, est une activité génératrice de revenus pour certains citoyens de Kindia. Cependant, ce métier fait appel à la technique de tresser des fibres végétaux issue de rônier. Mais pour gagner la matière première, ces ouvriers sont obligés de partir jusqu’à Madina oula ou à Linsan. Une situation qui rend difficile leur travail.

Le panier est un objet portatif creux, servant à contenir et à transporter des provisions, des marchandises ou des animaux. Ce savoir-faire a été transmis de génération en génération, au fil du temps. Mais de nos jours, les pratiquants de ce métier sont obligés de parcourir plus de 80 km pour obtenir la matière première.

Rencontré dans son atelier à abattoir 3, Mamadou Yero Keita qui pratique ce métier depuis plusieurs années, explique le défi auquel il fait face.
‘’Nous sommes obligés de partir à Madina-Oula, à Linsan et dès fois même à Goma pour chercher les fibres du rônier. Vraiment, cela nous fatigue tellement et aussi envoyer ces fibres jusqu’en ville est un autre problème, car le transport coûte très cher. Mais, on n’a pas le choix, parce que c’est à travers cela qu’on arrive à nourrir nos familles et subvenir à nos besoins quotidiens. A cela, s’ajoute le problème de places et de clients. Les clients préfèrent acheter des paniers en plastique et autres au détriment de ce que nous fabriquon’’, a-t-il expliqué.

Ce métier est menacé de disparition à cause de la modernité. C’est pourquoi, notre interlocuteur demande l’aide des autorités guinéennes, pour mieux valoriser son travail.
‘’Vraiment, nous demandons aux autorités de nous aider, car si rien n’est fait, ce métier tend vers la disparition au profit de la modernité. Donc, à l’État de veiller et de protéger ce métier, parce que c’est notre identité, notre tradition. Au-delà de ça, c’est un métier qui valorise notre culture’’, a invité Mamadou Yero Keïta
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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