Tout est parti d’une sortie médiatique d’un père de famille, visiblement désespéré sur les antennes d’une radio locale de la place, lorsque M. Mara, puisqu’il s’agit de lui, a accusé dans ses propos, les médecins du service Urologie de l’hôpital régional de Kankan. Il a accusé ce service de n’avoir pas voulu suivre sa fille souffrante d’une tumeur après une intervention chirurgicale qui, d’après lui, a été mal faite et qu’il est sommé par les médecins d’évacuer sa fille sur Conakry pour la suite des traitements, alors qu’il n’a plus de moyens.
Sollicité pour plus de précision suite à ces graves accusations à l’encontre de son personnel, le directeur général de l’hôpital régional de Kankan, Dr. Faremba Camara a balayé d’un revers de main ces allégations et affirmé avoir pris en charge de ses propres moyens, les frais d’hospitalisation de l’enfant en question au sein de cette institution sanitaire.
‘’Cet enfant est venu très fatigué avec un ballonnement de ventre, cela a nécessité une prise en charge chirurgicale. Il y’avait certains même qui ont dit de ne pas le toucher, qu’il faut l’envoyer directement à Conakry pour l’opération. Mais le médecin connaissant toute la réalité, a dit que s’ils n’ont pas pu payer ici, c’est pas à Conakry qu’ils pourront payer. Même le déplacement est-ce qu’ils pourront l’assurer ? J’ai dit faites le titre de créance et envoyez-le moi, chose qu’ils ont fait. On a fait ses examens de labo, tous les examens cliniques et paracliniques ont été réalisés. Je leur ai demandé est-ce qu’ils peuvent l’opérer ? Ils m’ont dit qu’ils peuvent bien l’opérer, mais à condition qu’après, ils n’ont qu’à aller à Conakry pour suivre d’autre traitement. J’ai dit d’accord, on a pris nos dispositions.
Le papa a dit au surveillant de l’opérer, qu’après l’intervention, qu’il a des bœufs qu’il va les revendre pour aller faire les soins de son enfant. L’intervention s’est bien passée. Après l’intervention, lui-même s’est déplacé pour venir me remercier. Quand ils sont sortis, ils n’ont pas respecté les consignes données par l’hôpital et le service principalement concerné. Quand ça perduré, j’ai appelé mon chargé de communication et le surveillant, je les ai dis de se préparer et d’aller voir l’état de l’enfant.
Mais entre-temps, quelques jours après, il m’a dit qu’il les a appelés, mais qu’il semble qu’ils ont fait un autre traitement à Mandiana et qu’ils ont même injecté l’enfant et maintenant, l’enfant est paralysé. Je dis : mais on ne leur a pas dit ça ! Quand ils sont venus avec l’enfant, je lui ai demandé, mais il voulait nier. C’est ainsi que je l’ai dit de se débrouiller maintenant et que si c’était un problème de moyens, j’allais voir comment je pouvais les assister. Mais quand c’est déjà dans cet état là, moi je me désengage. Quand j’ai entendu qu’il est en train de critiquer l’hôpital dans la presse, je dis maintenant que je vais l’attaquer sur son propre terrain. Il n’a pas été reconnaissant envers nous, mais la vie va avec ça. Sinon, l’intervention là, il n’avait pas les moyens de payer 40 millions. Moi-même je me suis engagé et j’ai pris tout en charge’’, a t-il clarifié.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.

