La semaine dernière, la plantation bananière de 4 hectares de Dr. Pierre Lama, a été la cible des bœufs des éleveurs, dans la commune rurale de Lainé, située à une cinquantaine de kilomètres du chef-lieu de la commune urbaine de Lola. Face à cette situation qui pouvait être source de conflit, le vice-président de la délégation spéciale de la localité saisie de cette affaire, invite les éleveurs à prendre plus de mesures, afin d’éviter la destruction des champs des agriculteurs.
Cette autorité communale de Lainé qui s’est confiée à notre correspondant régional ce lundi 14 avril 2025, a demandé aux éleveurs de prendre des dispositions dans la gestion de leurs animaux, pour éviter de telle situation dans l’avenir.

‘’Comme à l’accoutumé, quand il y a dégât, on a toujours pris des dispositions pour mettre fin à ces dégâts. On a un bureau de conflit composé d’agronomes et de vétérinaires. Quand ils vont, c’est l’agronome qui fait un rapport. Le responsable de cette commission que j’ai contacté, m’a mandaté de dire à ses membres de se rendre sur le terrain, pour prendre les photos et compter le nombre de plans détruits. Donc, c’est ce qui fut fait. Et une fois que le rapport sera là, la loi sera appliquée. Car, il fallait que les éleveurs qui sont dans ce parage-là, prennent des dispositions pour ne pas que cette plantation soit détruite’’, a rassuré Sékou Bangaly Camara, avant de lancer ce message.
‘’Je lance solennellement un appel aux éleveurs de prendre toutes les dispositions dans la gestion de leurs animaux. Parce que de la manière dont l’animal est cher à l’éleveur, c’est de la même manière que le champ est cher aux agriculteurs. Et leur seule source de revenue, c’est là-bas. Donc, si là-bas est gâté, ils n’ont d’autre point de repère. Dans le temps, ils ont dit que les éleveurs et les agriculteurs sont des voisins inséparables. Mais dans ce voisinage, il faut que chacun sache ce qu’il doit faire. Et si nous voulons dire la vérité, ce sont les animaux qui se déplacent le plus souvent pour aller vers les champs. Donc, celui qui a plus de dispositions à prendre, c’est l’éleveur. Parce que c’est lui qui fait accompagner ses animaux par un bouvier. Mais si les dispositions ne sont pas prises, alors, ça devient des problèmes.
Je lance également un appel au service technique, c’est-à-dire l’agriculture et l’élevage, de prendre toutes les dispositions. Dispositions relatives à l’emplacement des parcs par rapport aux champs des gens. Parce que si un parc est situé juste à côté d’une plantation, quoi qu’il en soit, les dégâts ne seront pas limités. C’est pourquoi, le bureau de conflit est là non seulement pour gérer les conflits, mais aussi il a pour rôle fondamental, de prévenir des conflits. Et dans cette prévention-là, il faut que les gens techniques soient exigeants par rapport à l’emplacement des parcs’’, a exhorté le vice-président de la délégation spéciale de Lainé.
Pour éviter ce genre de sinistre qui opposent le plus souvent les agriculteurs et les éleveurs, la mise en place du code pastoral serait la bienvenue dans ces localités.
JOB BEAVOGUI, de retour de Lainé, pour Lervelateur224.com.
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