Alors que les fidèles musulmans ont franchi plus de la moitié du mois de ramadan, les étudiants de l’institut Supérieur des Mines et de la Géologie de Boké, ont encore du mal à joindre les deux bouts. Sur place, le constat révèle que certains parmi eux n’ont droit qu’à un seul repas pendant les 24heures et toujours du riz, sans aucune variété. Et pis, ces jeunes n’ont surtout pas le repas de 4h. Face à cette réalité, l’Association des Elèves et Etudiants Musulmans de Guinée, à travers la sous-section de l’ISMGB, sollicite l’aide des bonnes volontés.
A la rupture collective des étudiants musulmans de l’Institut Supérieur des Mines et de la Géologie de Boké, la plupart des étudiants qui rompent le jeûne dans ce lieu, n’ont droit qu’à une seule catégorie de nourriture, pas de diversification dans l’alimentation, faute de moyen financier. Abdoulaye Bah est le président de l’Association des Elèves et Etudiants Musulmans de Guinée, à travers ceux de la sous-section de l’ISMGB.
‘’Actuellement, nous ne mangeons que du riz avec la sauce vu nos maigres moyens. Nous voulons aussi d’autres nourritures comme la bouillie, le Lafidi, le tôt, etc… pour qu’il ait un peu de variété’’, a-t-il sollicité.
Djamal Diallo, étudiant à l’ISMGB, qui vit loin de ses parents, a du mal à trouver le repas de 4 heures. ‘’On rencontre des difficultés surtout en ce qui concerne le repas de 4h, parfois, il y a des jours où beaucoup d’entre nous n’ont pas quoi manger. Moi personnellement, au début de Ramadan, avant que ma famille ne m’assiste, j’avais du mal à joindre les deux bouts. Je ne mangeais qu’à la mosquée, C’est à travers mes amis que je trouvais de quoi manger’’, a-t-il confié.
Selon Sidibé Mohamed, vu le manque de nourriture qui se pose au niveau de la rupture collective, plusieurs étudiants ont commencé à rentrer dans les quartiers pour se confier dans les familles.
‘’Au début, ici, beaucoup d’étudiants venaient. Mais quand ils ont vu que la nourriture était insuffisante ici par rapport au nombre, beaucoup d’entre eux se sont tournés vers les quartiers pour chercher des endroits où avoir à manger. Mais nous cherchons toujours les moyens pour les 10 jours restants et nous demandons toujours de l’aide’’, a-t-il lancé.
Pour mieux gérer les 10 derniers jours restants, les étudiants musulmans de l’ISMGB comptent encore sur l’aide des personnes de bonne volonté.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.

