Les taxis de 6 places, qui sont souvent utilisés pour des trajets de la ville (foulayah-Friguiagbé) jusqu’à Debelé ou dans des zones moins densément peuplées, sont menacés aujourd’hui de disparition. Ils font face à une concurrence accrue. Ce qui diminue la demande de ces taxis, puisqu’une partie de la clientèle préfère l’option plus rapide et plus économique, c’est-à-dire emprunter des tricycles.
Rencontré, Fode Soumah, chauffeur, explique les circonstances auxquelles ils font face de nos jours. ‘’Depuis que les tricycles sont arrivés, on s’est battu auprès de notre syndicat pour que les conducteurs des tricycles puissent se limiter en ville. Et surtout, ce qui fait mal, c’est qu’ils sont venus au marché. Donc, les passagers qui devraient venir à la gare routière, actuellement ne viennent plus, ils sont tous au marché. Les conducteurs de tricycles n’ont pas accepté qu’on travaille. Il y a certains qui ne travaillent plus et d’autres ils travaillent sur le véhicule des gens, donc, comme ils ne gagnent pas de recettes, ils ont préféré de garer leurs véhicules. Il y a beaucoup de chauffeurs qui ont garé et ne travaillent pas, parce quand tu prends le véhicule, ton patron dit c’est telle recette, donc, si tu ne la gagnes pas, il te retire la voiture. Alors qu’ils (patrons) sont à la maison et ils ne connaissent pas quels sont les problèmes nous rencontrons’’, a-t-il expliqué.
Si certains touchent du doigt la réalité liée à la concurrence accrue à laquelle les taxis de 6 places font face, d’autres par contre comme Naby Sylla, énumère des difficultés liées à l’obtention des permis de conduire et autres documents dont les prix dépassent les moyens des détenteurs d’engins roulants.
‘’Vraiment, tu ne peux pas sortir aujourd’hui et gagner 100 000 GNF. Donc, quand on te présente le permis à plus de un million, alors que le passeport qu’on prend pour voyager ne coûte que 500 000 GNF tandis que le permis que tu prends et tu ne circules qu’en Guinée seulement et cela coûte plus d’un million de franc guinéen. Ça nous fatigue tellement’’, a-t-il déclaré.
Ce phénomène n’est pas unique à une seule région, mais dépend fortement des dynamiques locales du transport public et privé.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
