A Boffa, une préfecture située à 117 Kilomètres du chef-lieu de la région administrative de Boké, pendant ce mois de Ramadan, les prix du poisson ont considérablement grimpé. De nos jours, un carton de poisson se négocie entre 350 mille et 500 000 GNF, selon la qualité et la catégorie. Face à cette triste réalité, les commerçantes appellent l’Etat à l’aide. C’est du moins le constat qu’à fait notre correspondant basé dans la région.

Le poisson, est l’une des denrées de première nécessité les plus sollicitées pendant le Ramadan. Mais cette année, à Boffa, obtenir un tas de poissons, n’est pas chose aisée pour les responsables de familles. Dans le marché, le prix a grimpé sous le regard impuissant des citoyens.

Aïcha Moriyah est marchande de poissons frais au grand marché de Boffa. ‘’Actuellement, nous achetons un carton de poissons frais (Boloti) à 385 mille. On revend en détail un tas de 3 poissons à 20 mille, ou deux poissons à 15 mille. Mais, c’est à l’arrivée de ce mois-là, que les prix ont augmenté’’, a-t-elle expliqué.
Cette augmentation soudaine des prix du poisson n’épargne pas les vendeuses de poissons secs aussi. A côté de la première, se trouve Fatoumata Camara, une autre vendeuse du poisson.
‘’Avant, on achetait le carton à 400 mille, mais maintenant, on achète le carton à 500 mille. Ils ont augmenté 100 mille sur le carton. Il y a des poissons qui sont vendus ici 1 à 20 mille, d’autres 1 à 15 mille. On n’a pas le choix’’, a déploré la marchande, avant d’expliquer un autre facteur qui pourrait expliquer cette hausse.
‘’Actuellement, avec les décharges des bateaux qui transportent la bauxite en haute mer, l’eau est polluée, la pêche ne donne plus bien ici. Et puis, les pêcheurs locaux n’osent plus aller en haute mer, loin pour pêcher, car il y a trop de risques. Nous sommes parfois obligés d’aller à Conakry pour acheter là-bas en gros et revenir revendre ici en détails. Que l’Etat nous vienne en aide’’, a-t-elle lancé.
Dans le grand marché de la Commune urbaine de Boffa, hormis le poisson, les prix de beaucoup de denrées alimentaires sont restés intacts.
Depuis, Boké Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.

