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KINDIA : la fête du 8 mars célébrée autour d’un panel d’échange

9 mars 2025
KINDIA : la fête du 8 mars célébrée autour d’un panel d’échange

Le 8 mars de chaque année, l’humanité célèbre la Journée Internationale des Droits des Femmes. Une journée marquée par l’expression des revendications féminines, la défense de leurs causes, mais aussi les défis et les contraintes auxquelles elles font face.

Cette année, la fête du 8 mars coïncide également avec le mois sacré du Ramadan. A Kindia, c’est dans la salle de réunion du gouvernorat que la célébration s’est déroulée sous le thème ‘’Pour toutes les femmes et filles : égalité, droits et autonomisation’’, à travers un panel d’échange axé sur les 12 points critiques du Beijing 1995.

Hadja Mballou Fofana, présidente du réseau national des femmes rurales, par ailleurs pénaliste, a laissé entendre que cette fête est une manière de se remettre en cause.

‘’A la conférence de Beijing, ce sont nos sœurs et nos mamans qui sont parties pour défendre la situation des femmes. Et à cette conférence, il a eu des recommandations et douze critiques ont été identifiées pour que les femmes puissent s’autonomiser, qu’elles puissent sortir de leur situation actuelle ou d’alors. Alors, 30 ans après, si nous sommes là aujourd’hui pour fêter le 8 mars, ce n’est pas seulement faire la fête ou danser, mais faire une évaluation de nos contraintes d’alors et de voir quelles sont les avancées de Beijing que tous les instruments que le ministère de la promotion féminine, les autres départements, le gouvernement, l’État, les politiques ont mis à notre disposition. Vraiment, je suis contente d’être là aujourd’hui, parce que je pense que c’est un moment important pour nous, de nous remettre en cause pour savoir il y a 30 ans, quels étaient les défis et aujourd’hui, quels sont les nôtres’’, a déclaré Hadja M’balou Fofana.

Selon la présidente du réseau national des femmes rurales de Guinée, plusieurs thématiques ont été débattues lors de ce panel. Des thématiques qui mettront en lumière les compétences des femmes.

‘’La première thématique, j’ai parlé sur femme et pauvreté. A l’époque, la pauvreté des femmes, c’était le manque d’instruction. Donc, pour combler ça, il a eu l’alphabétisation. Ils ont dit que les femmes doivent se mettre dans des groupements, parce que il y a eu des lois : La loi 014, la loi 015, pour qu’on constitue des groupements pour les femmes, les aider à se mettre ensemble pour qu’elles puissent réaliser des activités génératrices de revenus et aussi, pour résoudre la pauvreté des femmes. Les femmes n’ont pas de savoir-faire pour avoir des compétences sur certaines actions. Donc, il y a des formations avec l’office national de formation professionnelle, des CAEF et on a vu beaucoup de structures qui ont été créées et mises en place pour aider les femmes à avoir des compétences en saponification, en teinture et aussi en art culinaire.

Deuxième thématique, l’accès aux ressources aujourd’hui. Nous avons dit il y a 30 ans, il y avait les microfinances pour favoriser l’accès des femmes aux finances. Actuellement, il y a beaucoup de structures aujourd’hui qui accompagnent des femmes et même des subventions du gouvernement pour appuyer les femmes à avoir les ressources financières. Donc, nous avons fait un constat et nous sommes en train d’évaluer qu’est-ce qui a changé et qu’est-ce qui reste à faire’’, a-t-elle précisé.

Pour Hadja M’balou Fofana, au-delà de toutes ces thématiques, il y a aussi des préoccupations sur les violences faites aux femmes.

‘’Une des violences physiques sur les femmes, c’est l’excision. Beaucoup de femmes sont excisées et quant elles sont en contact avec leurs maris, elles ont mal, à l’accouchement, elles ont mal, elles ont des déchirures. Il y a aussi des maladies silencieuses des femmes. Les femmes qui sont victimes de fistules obstétricales, leurs époux les rejettent, c’est des violences. Les femmes qui veulent accéder à des postes de responsabilité, si tu ne fait pas promotion canapé, on te donne pas de poste. Nous avons figé tout cela et le viol des enfants. Nous avons dit qu’il y a l’OPROGEM, des structures, mais qu’il y a beaucoup de choses qui restent à faire’’, a soulevé la présidente du réseau national des femmes rurales de Guinée.

De son côté, le gouverneur de la région administration de Kindia est revenu sur le programme de ces journées de célébration.

‘’Aujourd’hui 8 mars, pas comme les autres années, parce que ça coïncide au mois de ramadan. Donc, il n’y a pas eu de manifestation comme nous le savons. Mais pour la célébration, il y a eu d’abord hier la lecture du saint coran à la grande mosquée de Kindia. Aujourd’hui, c’était le panel sur les 12 points critiques et demain, c’est la prière dans les églises. Donc, c’est le programme qui est prévu pour les trois jours. Mais tout le mois de mars est dédié aux femmes’’, a fait savoir Elhadj Aboubacar Diakité.

 

Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.

(+224) 621 358 575

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