A quelques jours de la célébration du 8 mars en Guinée, les femmes teinturières de la coopérative de Kindia sont toujours en attente pour espérer avoir un contrat de la part des organisateurs, afin de produire les tissus choisis pour cette année qui est la forêt sacrée. Cependant, rien n’est au bon signal pour ces femmes teinturières, car selon elles, tout est au ralenti.

Pas de contrats, pas de commandes, à plus forte raison les clients. Une situation qui impacte la productivité de cette coopérative. Face à cela, la présidente des femmes teinturières de la coopérative de Kindia, n’a manqué de rappeler l’importance de sa coopérative.

‘’On prépare bien la fête du 8 mars, sauf qu’on a pas eu de contrat d’abord de la part des organisateurs. Pourtant, ils savent qu’on connaît bien notre travail, on a des apprentis qui savent bien travailler. Et si nous bénéficions des contrat, ça serait très prolifique pour nous et ça pourrait nous permettre de joindre les deux bouts. Donc, quand tout se prépare à Conakry, alors, c’est vraiment déplorable’’, a déploré Hadja Nana Keita.
En continuant ses propos, Hadja Nana Keïta a lancé une invite aux organisateurs de la fête du 8 mars, avant de revenir sur les difficultés auxquelles elles sont confrontées.
‘’On invite les organisateurs de nous associer à la célébration de cette fête du 8 mars. Les femmes teinturières de la coopérative de Kindia sont là pour ces festivités pareilles. On n’est est pas là pour regarder seulement les murs de la coopérative, mais pour travailler. Donc, il est nécessaire de gagner des contrats, mais aussi de travailler. En plus de tout ça, on est confrontées à une rareté de clientèles et la contrefaçon de nos tissus par les chinois. Un phénomène qui nous donne des tournures’’, a-t-elle déclaré.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
